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Tome premier.
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discou ns pheli minai ne. 5

tion qui paroît encore moins précise que celle des astro-nomes d’Alexandrie (i).

Toutes ces mesures étoient du genre de celle de Fernel,sur laquelle on a moins disserté, parce que Fernel n’estpas si ancien, et parce que son degré d’Amiens a de-puis été mesuré d’une manière bien plus authentique.Comme les Arabes , il s’est acheminé vers le nord, jus-qu’à ce qu’il eût trouvé la hauteur du pôle augmentéed’un degré. Comme Eratosthène, Posidonius et lesArabes , il a supposé que sa route étoit toute dans unmême méridien. On ne sait pas si les Arabes se sontbeaucoup trompé dans leur estime : l’erreur de Posido-nius étoit de 2 degrés en longitude; celle d’Ératosthène étoit de 3. Fernel fut plus heureux : Amiens est en effetsous le même méridien que Paris , ou du moins l’écartn’est que de quelques minutes. Quant à sa mesure géo-désique, elle consistoit à compter les tours de roue desa voiture. Le moyen étoit grossier : ceux des Grecs nel’étoient pas moins ; ceux des Arabes n’ont probablementpas été meilleurs. Fernel a rencontré assez juste; c’estun hasard singulier. Quand les Grecs et les Arabes au-roient été aussi heureux, ce qui n’est pas, on n’en pour-roit encore rien conclure.

Snellius employa une meilleure méthode : Bailli ditque c’étoit la méthode d’Eratosthène £t des anciens.Cette assertion est au moins très - gratuite. Snellius

(i) Ils trouvèrent le degré de 56 ~ milles. Paucton, Métrologie, p. 123,prétend qu’il faut lire 66 j.