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DISCOURS PRELIMINAIRE.
l’erreur devint alors de près de 100 toises; mais ellefut diminuée des deux tiers par les vérifications de labase de Villejuif et Juvisi, faites avec tant de soin età tant de reprises, de 1740 à 1756 (1).
La mesure de Picard fut continuée jusqu’à Dunkerque et Collioure , par Cassini et Lahire. Cette nouvelle en-treprise, commencée vers 1 683 , interrompue long-temps,ne put être terminée que vers 1718, et le livre où lesdétails de toutes ces opérations sont consignées a étéimprimé comme suite aux Mémoires de VAcadémiepour la même année. .->■
Tout ce travail reposoit sur la base de Picard. Pourvérification, on en avoit pourtant mesuré deux autressur le bord de la mer, l’une auprès de Dunkerque , etl’autre auprès de Perpignan . A la première, on ne trouvaqu’une toise de différence entre le calcul et la mesureréelle; à la seconde, on eut d’abord trois toises; en-suite, par quelques’ corrections, on rendit cette diffé-rence un peu moindre, et puis, sans nous dire en quelsens étoient ces deux erreurs, on se contenta de con-clure que les observations et les calculs étoient suffisam-ment vérifiés.
La grandeur de la terre étant ainsi passablement dé-terminée par les astronomes français , on commença toutaussitôt à disputer sur la figure des méridiens.
Huygens et Newton avoient trouvé par la théorie que