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Tome premier.
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DISCOU lis PRÉLIMINAIRE,qui furent achevés. Il étoit chargé spécialement de lapartie méridionale de l’arc à mesurer. Nous étions con-venus qu’il auroit dans son lot les 170,000 toises quimesurent la distance de Barcelone à Rodez . Le mien,étoit composé des 38 o,ooo toises que l’on compte deRodez à Dunkerque . La raison de cette répartition iné-gale fut que la partie espagnole étant absolument neuve,tandis que le reste avoit été déjà mesuré deux fois, nousétions persuadés qu’elle devoit offrir bien plus de diffi-cultés 5 nous ignorions que les plus grandes se trouve-roient, pour nous, aux portes mêmes de Paris . Mécliainen fit bientôt la triste expérience ; arrêté dès la troisièmeposte par des citoyens inquiets , qui ne voyoient par-toutque complots et projets de contre-révolution, il eutbeaucoup de peine à se tirer de leurs mains j les ma-gistrats et les officiers municipaux n’avoient pas encoreperdu tout crédit sur l’esprit du peuple, ils firent res-pecter la loi, et Mécliain eut la permission de conti-nuer sa route. A mesure qu’il avançoit, il trouvoit moinsd’obstacles j cependant la présence de deux commissairesespagnols, qui l’accoinpagnoient dans ses courses sur leslimites des deux États, jetèrent l’alarme dans les villagesfrançais : il se vit obligé de remettre à un autre tempsdeux stations qu’il avoit établies sur les frontières, etdès qu’il eut passé les Pyrénées , il ne rencontra plusd’oppositions. Aidé par M. Trancliot, ingénieur géo-graphe, avantageusement connu par la carte de Corse,et qu’il avoit pris pour adjoint, il eut bientôt reconnutoutes les stations propres à être les sommets de ses