DISCOURS PRELIMINAIRE. 65
à Melun . Dans cette course, il fut décidé que l’on seborneroit pour la base à une longueur de 6000 toisesenviron, depuis la sortie de Lieursaint jusqu’à l’en-droit où la route de Brie vient se réunir à celle deParis .
Méchain ne put se rendre à Paris , comme il y étoitinvité par l’article V ; il étoit encore à Marseille le i 3thermidor, et il s’y embarqua pour Yendres, auprès dePerpignan , où il dut arriver dans le courant de fruc-tidor, car le 27 il observoit à Forcerai. Son premier soinfut de parcourir les stations entre les Pyrénées et Car-cassonne , pour y faire placer les signaux. Il in’écrivoit àcette occasion qu’il lui paroissoit bien difficile, dans lescirconstances, de se servir des réverbères, qui inquié-teroient et alarmeroient les liabitans des campagnes.Il avoit été contraint d’y renoncer en Catalogne ; pourmoi, je n’aurois jamais osé m’en servir en 1792 et 1793,et depuis je n’y pensai même plus.
J’étois parti pour Orléans le 10 messidor. Je désiroischoisir d’abord mes stations et placer les signaux de-puis la Loire jusqu’à Bourges ; mais j’y trouvai trop dedifficultés, et je ine rendis directement dans cette der-nière ville, afin de mettre à profit les beaux jours poury observer les azimuts, comme j’avois déjà fait àWatten. Je les commençai le 18 messidor, après dix-sept mois et demi d’interruption ; ils m’occupèrent jus-qu’à la fin du mois. Le mois suivant fut employé presquetout entier à la recherche des stations : j’eus beaucoupde peine à retrouver les vestiges des signaux de Méri1.
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