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Tome premier.
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DISCOURS PRE LIMINAIRE. 77

pas plus d’un jour pour m’y rendre d’Orgnat où j’étoisalors. Méchain étoit à même proximité de Carcassonne ;il vouloit faire en cette ville des observations d’azimut.Il se résolut donc à y passer l’hiver, pour y observeraussi la latitude, tandis que j’observerois celle d’Évaux.

Il étoit temps que .j’arrivasse ; huit jours plus tardl’objet de mon voyage étoit manqué. Quoique l’hiver eûtcommencé par de beaux froids et un temps clair, je n’euspas trois belles nuits en nivôse ; les deux mois suivansfurent plus beaux : et quoique une maladie de M. Bellet,qui dans toutes mes observations tenoit le niveau, m’aitfait perdre environ trois semaines, je fis cependant en-viront douze cents observations de a et de /S de la petiteOurse, au-dessus et au-dessous du pôle, et les deuxétoiles s’accordèrent à moins d’une demi-seconde. Ladéclinaison de la polaire, déterminée par ces observa-tions, est à moins d’un cinquième de seconde la mêmeque celle qui résulte des observations simultanées deMéchain à Carcassonne , et ces observations, non seu-lement assurent la latitude d’Évaux, mais augmentent

la confiance en celle de Dunkerque .

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J’étois à Evaux vers le 4 frimaire. Vers le mêmetemps , le froid insupportable et les neiges qui couvroientles montagnes du département du Tarn , forcèrent Mé-chain de se réfugier à Carcassonne . Il projetoit de re-prendre la mesure des triangles aux premiers beaux jours,et de les conduire dans la même année jusqu’à Aubassinet Violan. En se chargeant de ces stations il vouloit meménager le loisir d’opérer avant l’hiver la jonction entre