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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 87

de manière à le retrouver le lendemain sans la moindreincertitude, le point où l’on s’étoit arrêté ; le soin deremettre tous les instruinens dans leurs boîtes, de lesdéposer en lieu sûr, de les venir reprendre le matin ,et d’aller au loin chercher le gîte où l’on passoit la nuit :tout cela prenoit chaque jour un temps considérable,qu’on eût épargné si l’on eût pu camper auprès des règlesautour desquelles auroient veillé des factionnaires. Maisaucun de ces moyens n’étoit en notre pouvoir; et d’ail-leurs nous n’avions que le nombre de coopérateurs stric-tement nécessaire, et personne n’avoit un instant dansla journée pour se reposer.

La base de Perpignan fut terminée le premier com-plémentaire an 6 . J’en donnai avis aussitôt à Mécliain ,en lui demandant ses triangles, pour voir comment lesdeux bases s’accorderoient. Dès l’hiver précédent je luiavois communiqué tous les miens ; il les avoit calculésde nouveau, et m’avoit envoyé tous ses résultats pen-dant que j’étois à Melun . En attendant sa réponse, jecalculai les diverses réductions dont ma base avoit be-soin pour être rapportée à l’horizon, au niveau de la meret à la température moyenne de i3° de Réaumur.

Des obstacles de toute espèce avoient, contre son at-tente , retenu Méchain entre Carcassonne et Rodez . C’estpar cette dernière ville et Rieupeyroux qu’il avoit reprisla suite de son travail le premier thermidor an 6 ; de-làil avoit passé successivement à la Caste , à Puy-Saint-Georges et à Mont-Rédon ; et voici ce qu’il in’écrivoit decette station le 19 fructidor :