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Tome cinquième.
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OCCIDENTALES DEz UAFRIQOUE, Lvv. IX. Cnar. II. 35

voraus les Quojas ſoient dans la dépendance du Roi des Folgias, ce Paxs IuT-Prince accorde à leur Roi le titre de Dondagh, qu’'il porte lui-même. Le Roi blEuUns.des Quojas le donne aufſi au Roi de Bulmberre, qui lui rend hommage, DEcomme il le rend aux Folgias..—Cr titre ne ſe confère pas ſans de grandes cérémonies. Lorſque le Roi Hommagedes Quojas le regoit de celui des Folgias, il ſe proſterne à terre,& demeure 89 Roi erdans cette ſituation juſqu'à ce que le Roi. des Folgias lui ait jetté un peu de eeterre ſur le corps,& Iui ait demandé quel nom il ſouhaite de porter. Alors gias.il déclare le nom qu'il choiſit. Les aſſiſtans le répétent à haute voix,& leRoi des Folgias y joint le titre de Dondag, que toute Paſſemblée fait reten-tir avec de grands applaudiſſemens. Le nouveau Dondagh regoit ordre auſſi-tôt de ſe lever. On lui préſente un carquois plein de fleches, qu'il ſuſpend àſon épaule,& un arc qu'il prend entre les mains, pour ſignifier qu'il eſtobligé déſormais à defendre de toutes ſes forces le Pays de ſes Souverains.Enfuite il rend hommage au Roi des Folgias, par un préſent conſidérable detoile, de chaudrons& de baſſins.Ir n'en eſt pas moins abſolu dans ſes propres Etats,& ſa jalouſie eſt ex- Autoritè du

Atréme pour ſes prérogatives& ſon autorité.(i)[II fait conſiſter une par- oI—tie de fa gloire dans le nombre de ſes femmes,] dont la plùpart lui ſont ame- 8nées des Régions voiſines. Lorſqu'il paroit en public, il eſt aſſis, ou debout,ſur un boucſier, que ſes Sujets nomment Koreda; pour faire connoitre qu' ileſt le défenſeur de ſes domaines, le guide de ſes troupes,& le protecteurde tous les gens de bien qui ſont dans l'oppreſſion. Si quelque Seigneur, ac- 91dor. lexéeb--

cuſé de mauvaiſe conduite, tarde à ſe préſenter devant lui, il lui envoye ſon ol'gardKoreda par deux Tambours, qui ne doivent pas ceſſer de battre juſq́u'à ce qes Seigncursque le coupable ſoit déterminé à partir. Ils le ramêénent en marchant devant coupables.lui. Il porte le Koreda d'une main;& de F'autre, certains préſens. S'il eſtadmis à l'audience du Roi, il ſe proſterne, il ſe couvre la tête de terre, ildemande grace pour ſon crime,& ſe reconnoit indigne d'etre aſſis ſur le Ko-reda. On ne lui envoye effectivement cette arme que pour le couvrir de hon-te,& pour lui faire entendre, par une raillerie amêre, que ne s'étant pasſoümis au premier ordre, c'eſt donc à lui de prendre la place de ſon Mattre& g’'éxercer l'autorité ſouveraine. 1LoRksev'uN Negre de diſtinction demande l'audience du Roi, il commencepar remettre ſes préſens au Chef des femmes du Palais, qui les porte àce Prince,& qui le prie de ſouffrir que la perſonne qu'il jui nomme ſoitadmiſe à ſe proſterner devant lui. 8i le Roi y conſent, les préſens ſont Commentacceptés,& le Suppliant eſt introduit. Si la demande eſt rejettée, on reſti- elles sobtiem-tue ſans bruit les préſens à celui qui les offroit. Il ſe retire,& n’'ôſe repa-“roitre à la Cour juſqu'à ce qu'il ait fait ſa paix avec le Roi, par l'entremiſede quelque ami plus favorifé. Le pardon n'eſt pas diffèré long-tems pourdes fautes légeres;& le coupable ſe préſentant alors avec les mêmes céré-monies, eſt für d'un meilleur accueil. Mais le Roi n'oublie pas facilementune offenſe conſidérable. 1CrruI qui obtient enfin grace,& la liberté de reparottre devant ſon Sou-

verain, doit s'avancer lentement vers lui, en s'inclinant de la moitié ducorps.

Audiences.

(4) Angl. N a un grand nombre de femmes. R. d. E.

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