Incident quitire les Hol-landois d'em-barras.
Ils ſont dée-
Har les
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dom,& leur donnèrent cinq cens livres ſterling pour obtenir leur aſſiſtance.Ils traitèrent d'un autre côté, pour la même ſomme; avec ceux d' Akani& deKabeſtere. L'effet de ces nouvelles négociations leur paroiſſoit infaillible
qu'ils apprirent, qu'à l'occaſion même de leur argent, il s'étoit
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relles& des diviſions parmi ces trois Peuples,& qu'ils étoient tr
1— 2 8 r„f 812„lae 9 4 4 2de leurs affaires domeſtiques pour ſe méler de celles d'autrui. Le Gouverneurde Mina, ſans ſe rebuter de tant d'infidélités, tourna vers les N
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Dinkira,& leur fit promettre, pour la ſomme de huit cent livres ſterlingd'embraſſer plus fidellement ſes intéréts; mais lorſqu'ils paroiſſoient diſp fssà ſe mettre en marche, ils furent arrêtés par une incurſion de quelques Na-tions voiſines, qui les obligea de penſer à la défenſe de leur propre Pays. Ce-pendant ils eurent aſſez de bonne- foi pour reſtituer argent qu'ils avoient regu;à Pexception de quelque partie, qui s'accrocha, dit Auteur, aux droits desMeſſagers. Les Négres d'Adom rendirent auſſi la plus grande partie de ce qu'ilsavoient touché. Mais ceux de Fantin s'embarraſſèrent peu de la reſtitution.
DANs une ſituation ſi déſeſpérée, il ne reſtoit plus d'autre reſſource auxHollandois que de demander humblement la paix, lorſqu'un heureux incidentleur fit nattre'occaſion de ſortir d'embarras avec plus d'honneur. Le frèêredu Roi de Commendo, qui avoit pris parti pour eux dès le ceommencementde la guerre, s'étoit enfuite attiré leur mépris par quelque crime ou quelquebaſſeſſe, qui l'avoit fait condamner à Eſclavage avec ſa femme& ſes enfans.Le Gouverneur de Mina P'avoit fait conduire à Surinam. Mais-la CompagnieHollandoiſe, informée de ſon chaätiment qu'elle trouva trop rigoureux(b),lui fit rendre la liberté. A ſon retour, les Hollandois de Mina employerentſon entremiſe pour tourner Feſprit de ſon frère à la paix. II l'y trouva ſi diſ-poſé, qu'elle fut bientòt conclue à des conditions fort honorables. Mais àpeine cette nouvelle tranquillité commengoit-elle à ſe faire goũter, que lesAnglois aſſaſſinérent le Roi dans une partie de plaiſir qu'il avoit faite aveceux; triſte récompenſe pour tant de ſervices qu'ils avoient regus de ce Prince.
UN8 action ſi barbare jetta ce Pays dans de nouveaux troubles. Les Com-méniens prenant une haine mortelle pour les Anglois réſolurent de vanger àtoutes ſortes de prix la mort de leur Roi. Au contraire Tekki Ankan, quiavoit eu part à la mort de ſon frêère, abandonna ſecrétement Mina pour ſejoindre aux Anglois& pour fondre avec eux ſur les Comméniens. IIs propo-ſêrent néanmoins aux Hollandois d'unir leurs reſſentimens contre cette Nation;mais le Gouverneur de Mina ne voulut point ſe rengager dans une guerre quiavoit été ſi fatale à ſon Commerce. Tekki Ankan& les Anglois cherchèrentd'autres Alliés, dont le nombre, qui ſurpaſſoit beaucoup celui des Commẽé-niens, n'empécha point qu'ils ne fuſſent entiérement deéfaits. Les Commé-niens eurent'obligation de cette victoire ſignalée à leur Général Tekki Amo;dont la valeur égaloit celle du feu Roi.
QvuorouE les Hollandois eufſent pris le parti de la neutralité, le GénéralNégre fit faire un compliment civil à leur Gouverneur,& lui envoya pluſieurscränes de ſes ennemis, pour lui témoigner qu'il vouloit vivre& mourir auſervice de la Nation Hollandoiſe. Cette députarion fut bien regue du Gouver-
neur
(b) On doit ſuppoſer que c'eſt ici P'hiſtoire de pluſieurs années. R. d. T.