31, vOYAOCES AULONGDESCDUTES
Cörr v-Ox. ment Part d'altérer»Or; qu'ils font fort pareſſeux, ſur-tout pour la cultureGrockarmr. de leurs terres, qui leur rendroient le fruit de leur travail avec ufure; qu'ilsont le déſagréable uvſage de laiſſer pourrir leur poiſſon pendant pluſieurs joursavant que dée le manger,& que par le même godt de puanteur& de mal-propreté ils ſe ſoulagent de leurs beſoins naturels autour de leurs maiſons&Jans toutes les parties de la Ville; ce qui rend l'air infectt& mal-ſfain,ſur-tout dans les tems humides.
ArkIHs obferve que ceux qui s'employent au travail du fer ou du cui-
vre, deviennent bien-töt d'excellens ouvriers,[—✕Ꝙ que leurs Orfévres, a-EI
prés un court aprentiſſage, réuſſiſſent fort bien à faire des cuilliers, des bou-
cles,& des pommeaux de canne,&c(n) J.
Noms qwils LEUR uſage, pour les noms, eſt de donner à leurs enfans celui du jour
domnent à auquel ils font nès. Qmaſchy, Tday, Kujo, qui font des noms communs
leurs enfans. ſigniſient Dimanche, Lundi, Mardi. Cependant, à F'dge vi-
parmi eux,—ril, ils les changent ſouvent dans quelqu'autre dénomination, qui exprime
1V leurs qualités naturelles, telle que Perroquoth, Lion, Loup,&c. IIs nommentde même les Blancs avec lefquels ils ont quelque commerce,& les alluſionsV qu'ils font à leurs qualités font toſjours fort juſtes(0).SMITH vante beaucoup(p) léeurs inclinations guerriéres, quoique pen-qant la Paix ils faſſent leur principal éxercice de la péche. IIs y ſont fortadroits, fur-tout à jetter le filet, avec lequel ils prennent toutes ſortes depoiſſon ſur la ſurface de l'eau. La pêche à la ligne ne leur eſt pas moinskamiliere. Ceſt un ſpectacle agréable, de voir fortir chaque jour au matinune flotte de quatre-vingt ou cent Canots du Cap-Corſe,& de les voir re-Leur intré. venir chargés de poiſſon vers le foir. Le Mercredi eſt le ſeul jour qui ſoitpidité à la Pé- excepté du travail, parce qu'il eſt conſacré à l'honneur du Fétiche. La11““ pluye mweft point un obſtacle pour la péche, ni même la crainte des orages..“ II arrive fouvent que(4) les Canots ſont repouſſés par une tempéte uneheure ou deux après leur départ. Cette intrépidité des Habitans d'Ogouaeſt confirmée par le témoignage de Phillips. II les a vü boire& s'enyvrerſur des barils de poudre qu'ils achétent des Anglois, au riſque d'y laiffertomber quelques étincelles de leurs pipes, qu'ils ont continuellement à labouche. Aufſi leur arrive-t-il aſſez ſouvent de ſauter;& de-là vient l'uſageétabli parmi les Anglois, de faire Scarter leurs Canots lorſqu'on leur a ven-du de la poudre,& de les tenir à cent toiſes au moins du Vaiſſeau, juſqu'aV ce que leurs affaires ſoient expédiées(T).Origine du LE nom de Cap-Chto, que les Anglois employent ſouvent, eſt une corrup-ö de Cabo-Corſo, ancien nom Portugais. Ce Cap eſt formé par une Pointeangulaire, dont les cotés Sud& Eſt font baignés par la Mer. C'eſt ſur ce
lerxrerrcbeer Trermctrere
hateau.Cap, neuf Milles à'Eſt de Mina, qu'eſt ſitué le Fort Anglois du mêmenom, principal Etabliſſement de la Compagnie d'Angleterre fur la Côte d'Or.LEs Portugais s'étoient établis dans ce ſieu vers Pannée 1010. IIs y a-voient fondé je Chaäteau de Cabo-Corſo, ſur un grand Rocher qui savancs
dans la Mer. Mais, peu d'années aprés, ils furent dépoſſédés par les(S̃Mt1 Hollandois⸗,
(n) Atkins, pag. 99.) Smith, pag. 123.
(o) Artus, uhi a*. 89* Phillips, pag. 207.(p) Smith, vbi ſup. 3(5
) Smith, pag. 122.