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Tome cinquième.
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145
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OCCIDENTALES DE vAFRIQOUE, Lrv. IMX. Cmar. IV. 145

AouAFro eſt une autre Ville des Négres, à l'Queſt du Cap-Corſe, quipaſſe pour grande& bien-peuplée. II s'y tient un Marché, où les Négresachétent les Eſclaves qui doivent être ſacrifiés aux funérailles de leurs Rois& renfermés dans la même foſſe(X).

(†) Barbot, pag. 172.§. VI.Royaume de Sabu& de Fantin.

1.(* n'eſt pas par ſon étendue que le Pays de Sabu, ou de Sabo(a),

s'eſt attiré Pattention des Voyageurs. IIl n'a que deux lieuẽs de lar-

geur au long de la Côte, en le faiſant commencer au pied du Mont Danois,

d'ou il s'étend juſqu'à deux milles au-deſſous de Mawri,& joint dans cet

endroit le Pays de Fantin,[à 1'Eſt.] On lui donne environ quatre lieuẽs

dans les terres, vers le Nord. Ses bornes ſont, de ce côté-là, le Pays d'At-ti,& celui de Fétu à'Oueſt.

SABv produit une quantité ſurprenante de bled-d'Inde, de patates, d'i-gnames, de bananes, d'oranges, de limons& d'’autres fruits; outre Phuile(L) de Palmier, qu'il fournit en abondance aux Pays d'Acra& d'-Axim. LesHabitans paſſent pour la plus induſtrieuſe Nation de la Cête, ſoit pour- T'a-griculture, la péche, ou le Commerce avec les Européens,& la Nationd'Akkanez, qui leur apporte de'Or en échange pour leur poiſſon& leur

BosMàAN repréſente les Négres de Sabu auſſi puiſſans que ceux de Com-mendo,& ne leur attribue pas plus de bonté& de droiture. Les Hollan-dois les accuſent d'avoir fait manquer leurs entrepriſes contre les Commé-niens,& de les avoir trompés ſous de faux prétextes de médiation. Maisquoiqu'ils reconnuſſent clairement l'impoſture, ils ne s'en crurent pas moinsobligés de gagner cette perfide Nation par des préſens, dans la crainte(d)qu'elle ne paſst d'une amitié feinte à la déclaration d'une haine ouverte.Barbot, au contraire, n'attribue la haine des Négres pour les Hollandois,qu'à l'autorité tyrannique des Gouverneurs de Mina. II ajoũte, qu'avec l'af-fection des Naturels du Pays, ils ont perdu leur Commerce;& que le Roiĩ deSabu, en particulier, fourniroit volontiers un ſecours de deux mille Négresà toute autre Nation de l'Europe qui entreprendroit de chaſſer les Hollan-

ca dois(e);[& cela pour ſe venger des diviſions qu'ils avoient täché de ſuſci-ter entre jui& les Habitans de Mawri, en diſſuadant ces derniers de luipayer tribut.]

Ir paroit effectivement, par le témoignage d'Artus(†), que la haine desNégres pour les Hollandois, n'a pas été volontaire,& qu'ils étoient fortESloignés de vouloir troubler la paix du Commerce. Ce Voyageur raconte

qu'au

n& Barbot écrivent Saboe. D'au-(c) Barbot, pag. 174.8(d) Boſman, pag. 54.

n dit qu'ils en avoient la char-(*) Barbot, pag. 175.

ge de cent Canots tous les jours.(F†) Artus, pag. 48.

V. Part 82

CòorrE d'’Oz.

GEocRkAPHIE-

Village d'A-quaffo.

Etendue dece Pays.

1 9à fertilité

Les Négresdu Pays haiſ-ent les Hol-landois.

IIs Ctoientautrefoismieux diſpo-ſés.