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Tome cinquième.
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OCCIDENTALES Dz vrAFRIQ2UE, Lr. IX. Cnar. VII. 189

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EKxgodt de s'embellir par le ſecours de 1'Art, d'ajuſter leur chevelure, de la Niüoncharger de bijoux, de ſe couvrir dans les endroits dont la nudité paroiſſoit„D E L8Achoquante, J]& de confulter de petits miroirs pour ne laiſſer rien manquer à Corg p'On.leur parure. Elles commenceêrent bientõt à ſe nettoyer les cheveux avec dePhuile de Palmier, à les friſer avec de petits peignes à deux dents, qu'el-les y laiſſent enſuite attachés,& qu'elles tirent de la main gauche poursſa-luer ceux qui les viſitent. Elles les remettent aufſi-tot;& cette formali-té paſſe dans le Pays pour une grande marque de politeſſe& de conſidéra-tion(²). 3- 3 Leurs ſca

VILTAuUIT obſerve que chaque jour au matin, les jeunes femmes ſont rifcations&fort empreſſées à ſe laver&R-à ſe peigner; qu'elles ſe frottent la téête d'huile leurs peintu-de Palmier, au-lieu d'eſſence; qu'elles ſe la parent de rubans, quand elles ¹ο⁸.ſont aſſez riches pour s'en procurer; ou- faute de rubans elles employent desbrins d'Or,& une ſorte de coquillages(2) qui ſont communs dans le Pays.

Artus dit qu'elles ſe font deux ou trois inciſions au front, aux yeux& auxoreilles; qu'elles les enluminent de diverſes couleurs„& qu'elles ſe font ſurle viſage de petites taches blanches, qui paroiſſent comme autant de perles.Elles ſe coupent auſſi la peau des bras& celle du ſein en diverſes figures.Le matin, en ſe levant, elles rafratchiſſent toutes ces peintures; de ſorte

qu'on les croiroit toüjours enveloppées d'une piéce de damas à fleurs[oude quelqu'autre étofe ouvragée](bL). D'autres racontent qu'elles ſe peignentle front, les ſourcils& les joues d'un mêlange de rouge& de blanc; qu'el-les ſe font de petites inciſions ſur le viſage,& qu'elles impriment ſur toutesles parties de leur corps des figures de fleurs, relevées par un vernis quileur donne l'apparence d'un bas relief. Il ſe trouve auſſi des hommes qui or-nent de cette maniere leurs bras& leurs jambes. Cette opération ſe fait a-vec un fer chaud(c).—

ILs portent aux oreilles, dit un autre Voyageur, de petits pendans de Pendanscuivre, de laiton ou d'étain, travaillés avec beaucoup d'art; aux jambes& d'oreilles.aux bras, des anneaux de cuivre& d'yvoire. Les filles à marier ont des bra-celets de fer très-minces& tres-propres. Quelquefois elles en portent trenteou quarante aux mêmes bras(d).

VILLAuUIT leur donne des colliers& des bracelets de verre, enrichis depetits ouvrages dOr, à honneur de leur Fétiche& conſacrés par quelquesprières miſtérieuſes; de petits cercles de joyaux au deſſus de la cheville dupied; des cordons de corail, ou de l'écorce de quelque arbre conſacré à leur-

Fétiche(e). Elles ſont, dit-il, paſſionnées pour les rubans; fur-tout pourles rubans rouges. Suivant Des-Marchais,(F†) leurs joyaux& leurs chainesd'Or montent quelquefois à cinquante marcs. Pour habit(g), elles ſont.enveloppées d'une piece d'étofe, qui leur couvre depuis le ſein juſqu'aux ge-noux,&X qui eſt ſoũtenue par une ceinture rouge, bleue, ou jaune, d'ouù-

pendens(a) Villault, pag. 148.(*) Villault, pag. 1485.(½) Artus, pag. 20.(F†) Des-Marchais pag. 286.(2*) Vüllault, pag. 149. Barbot, pag. 238(g.) Artus. pag. 2

g. 8 Sv. 49.& Des-Marchais, Vol. I.