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Tome cinquième.
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OCCIDENTALES nz vUAFRIQUE, Luv. IX. Cur. VII. 283

VITrAULT dit que Padultére eſt puni fort ſévérement, lorſqu'il eſt com, Nivarsmis avec la principale femme;[& dans ce cas il arrive ſouvent qu'un Fils 888OTE D R.

accuſe ſon pèêre, ou un Pêre ſon fils.] Le coupable eſt condamné pour touteſa vie à TEſclavage; ou s'il a le bonheur de ſe dérober au chätiment parla fuite, ſa téte eſt miſe à prix pour une ſomme conſidérable().

Du tems d'Artus, un Négre qui auroit préſenté de'Or faux(%) à quel-que Marchand, auroit perdu la liberté pour toute ſa vie. Le vol des en-fans, eſt un crime qu'on punit ordinairement de mort. Celui des beſtiauv, vol d Hom-n'obtient pas plus de grace, parce qu'une créature muette, diſent les Né- mes& de Bes

& gres, n'eſt pas capable de crier au ſecours. Dans quelque Pays,[oOù les Eu- tiaux.ropéens n'ont aucun établiſſement,] la mort eſt plus süire pour celui quivole un mouton, que pour le meurtrier de ſon voiſin(r).

LES Amendes ſont au profit du Roi dans toutes les offenſes qui regardent Amendes auſa perſonne ou le bien de l'Etat. Les Princes puiſſans trouvent continuel- proſt du Roilement l'occaſion de punir leurs Sujets par la bourſe. Cependant ils obſer-vent quelque forme de juſtice. Laffaire eſt remiſe entre les mains des Ka-baſchirs& ſoũmiſe à leur déciſion. Mais, connoiſſant l'intention du Roi,ils aggravent le crime au-lieu de le diminuer;& leur Jugement eſt toſjours(s) conforme à la volonté de leur Mattre. Suivant Artus, ſi le Négre Manière decondamné n'eſt point en état de payer,& qu'il ait quelques parens ou quel- lesfaire payet-ques amis plus riches, qui ſoient Sujets du méême Roi, ils ſont appellés enjuſtice& forcés d'acquitter cette dette; à moins qu'ils ne prennent le partid'abandonner le Pays, où ils ne peuvent rentrer ſans avoir ſatisfait le Roi.

Lorſque l'amende eſt payée, le coupable rentre dans tous ſes droits, viſiteſes amis,& les prie d'oublier ſa faute. La raiſon qui porte les Rois à ren-—dre une famille entiéère reſponfable d'un Particulier, n'eſt que la crainte deſe voir importunés par des priêres& des inſtances en faveur du coupable(t).

DAs les cas d'injure, les pêres de famille répondent tofjours pour Les pères„leurs enfans, leurs neveux& leurs autres parens. Mais ils font une quête& les maitresdans la famille;&, ſuivant les circonſtances, tout le monde entre volontiers vrdans une contribution qui ſauve la vie ou la liberté à leur parent ou leur a- ve⸗ 8

mi. Chaque Mattre eſt reſponſable auſſi pour ſon Eſclave, dans les cas mè-mes de vol& d'adultére; c'eſt-à-dire, qu'il doit payer l'amende impoſéepar les Juges ou par la Loi. II arrive de-ſà que la multitude des Eſclaves,qui fait la gloire& la richeſſe des Négres, devient quelquefois la cauſe deleur ruine(v).LEGARD aux perſonnes ne paſſe point ici pour une injuſtice dans l'ad-miniſtration; d'autant plus que la connoiſſance des richeſſes ne ſert qu'à ren-dre le chätiment plus ſévêre. Les Négres juſtifient cet uſage par deux rai-ſons; premiérement, parce que dans le cas de fraude un homme riche nepeut pas trouver d'excuſe dans la néceſſité: en ſecond lieu, parce qu'il luieſt plus facile de ſatisfaire à la Juſtice. Mais, en général, on n'impoſe Modérationpoint ici d'amende qui ſurpaſſe les forces du coupable; à moins qu'il ne le F-egrnmérite par des crimes accumulés, qui le rendent digne de la mort ou de 1*Eſ-.clavage.

(p) Voyage de Villault, pag. 26¼.

6. 1t 5) Le méême, pag. 188.) Artus, ubi ſup. pag. 64.

t) Artus, ubi ſup. pag. 63.

2- v) Boſman, pag. 204.

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A—) Boſman, ubi ſup. pag. 170.9

Nn.