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bCCIDENTALES Dr FAFRICUE, Eiv. IX. CMr. VIII. 305
üngots, ſont des piéces de différends poids, tels, dit-on, qu'ils ſont fortisde la Mine. M. Phips en avoit un qui peſoit trente onces. Cet Or eſt auffitreés-ſujet à''alliage. La meilleure poudre d'Or eſt celle qui vient des Royau-mes Intérieurs de Dinkira, d'Akim& d'Akkanez(2). On prétend qu'elleeſt tirée du ſable des Riviêéres. Les Habitans creuſent des trous dans la terre,près des lieux où'eau tombe des montagnes,& 1'Or eſt arrété par ſon poids.Alors ils tirent le fable avec des peines incroyables, ils le lavent& le paſſentjuſqu'à. ce qu'ils y découvrent quelques grains dOr, qui les paye de leur tra-vail, mais avec aſſez peu d'uſure. L. Auteur eſt perſuadé qu'entre une infinité derécits qui ſe combattent, c'eſt le ſeul qui ait quelque vrair- ſemblance; carſi la nature avoit placé des Mines ſi prês de la Còôte, les Anglois& lesHollandois s'en ſeroient ſaiſis depuis long-tems,& ſe garderoient bien d'ad-mettre les Négres au partage. On ajoũte que la poudre d'Or ne ſe trouvejamais en égale quantité dans toutes les parties de la même Riviêre. Lorſ-qu'elle eſt trop éloignée des premiers flots qui ont traverſé les Mines, ſesparticules s'enſeveliſſent trop avant dans le Sable, ou ſé diſperſent tellementque le fruit du travail ne répond plus à la peine.
LEs Marchands de l'Europe prennent ordinairement un Négre à leurs ga-
ges, pour ſéparer, de l'Or véritable, un Or faux, qui ſe nomme Krakra.
Ceſt une ſorte d'écume ſéche, ou de pouſſiére de cuivre, qui ſe trouve méléedans la poudre d'Or,& qui donne lien à beaucoup de fraudes dans le Commerce.
.ꝙ OX fépare ce faux Or, du véritable, par le moien de certains Inſtrumens
de cuivre, faits à-peu-pres comme une pèle à feu. lOuvrier qu'on employe àcela, y jette à la fois trois ou quatre onces de poudre d'Or,& enſuite il la ſeconsdoucement& il ſoufle deſſus pour que les parcelles les plus légeres ſe diſſipent;& quant aux grains qui ſont trop gros pour être ſéparés de cette fagon, il lesdiſtingue aiſfément,& il les tire fort adroitement avec ſes doigts; enſuite onmet ce qui reſte dans des bourſes de cuir;& c'eſt ainſi que cette poudre ſetranſporte à Londres, où les Orfévres la jettent dans un creuſet; qui a lafigure d'une bouteille de verre, à cou large,& qui eſt fait d'une terre par-ticuliere qu'on apporte d'Allemagne& qui peut ſoütenir un très grand feu.On tient cette poudre quelque tems en fuſion, pour laiſſer gvaporer'écume,& enſuite on la coule en lingots; dont on porte un Echantillon à 1'Efſayeurde la Tour; celuici, pour une récompenſe tres-modique, en aſſigne la juſ-te valeur, qui eſt ordinairement d'un ſchelling ou deux au-deſſus ou au-deſſousde quatre livres ſterlings pour l'once, poids d'Orfèvre(†).] Aprés 1'Or, leprincipal objet du Commerce, ſur cette Còôte, eſt le Sel, qui produit des ri-cheſſes incroyables aux Habitans. S'ils étoient capables de vivre dans unepaix conſtante, cette ſeule marchandiſe attireroit ſür leur Côte tous les tré-ſors de l'Afrique; car les Néegres des Pays Intérieurs ſont obligés d'y venirprendre du Sel, du moins ceux qui ſont en état de le payer. Les Pauvres uſentau-lieu de Sel, d'une certaine herbe qui renferme imparfaitement quelques- unesde ſes qualités. Au-delà d'Ardra, dans quelques Royaumes d'ou vient la plusgrande partie des Eſclaves, deux hommes ſe vendent pour une poignée de Sel.
DANS
() Labat dit qu'on pré
1b. y a un Tombuto.Commerce pour l'Or, Etabli entre
NATURELLIDE LACorzE D'*Oz,
Fraudes dansce Commerce.
Sel de la
Côte d'Or.