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Tome cinquième.
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CCCIDENTALES DErTAFRIQUE, Lvv. X. Cuxlr. VIII. 329U'une frayeur naturelle à toutes les brutes,& qu'il obſerve(t) s'il ne paroitꝑꝓas q elqu'homme qui veuille lui enlever ſa proie(v).

Mals il n'y a point d'animaux en ſi grande abondance, ſur la Côte d'Or,que les Rats& les Souris; fur-tout les Rats, qui ne ſe rendent pas peu re-doutables par leurs ravages& par leur nombre. Les Hollandois appellentRats ſauvages, une autre eſpèce de bêtes, qui courent dans les bleds, où ilscommettent beaucoup de déſordres,& qui font plus gros que les chats. Leurchair paroit extrémement délicate aux Négres& même à quelques Euro-péens. Elle l'eſt en effet dit l'Auteur; mais le nom de l'animal,& ſa figure,qui eſt fort choquante, révoltent ceux qui en veulent faire l'eſſai. Pour di-minuer effet de cette prévention, on lui coupe la queué, la tête& les pat-tes avant que de le ſervir à table;& tous les Blancs qui ne le connoiſſentpas, s'accordent à le trouver tendre, délicat& d'excellent gont.

Ox voit particulierement, près d'Axim, une autre eſpéece de Rats ſauva-ges, qui ſont de la même longueur que les précédens, mais qui ont le corpsplus effilé,& qui ſont nommés Boutis dans le Pays. II n'y a que les Négresà qui leur chair paroiſſe agréable. Ils cauſent un dommage incroyable auxmagazins de millet& de riz. Dans P'eſpace d'une ſeule nult, un ſeul de cesanimaux fait dans un champ de bled le même ravage que cent Rats. Apréèsavoir beaucoup mangé, il renverſe& détruit tout ce qu'il ne peut avaler.

ENTRE les Souris, on en diſtingue une eſpèce qui rend une odeur de muſeextrémement agréable. Boſman croit que ce parfum provient de ſa peau(x).

Lns Singes font d'autres animaux, dont l'abondance eſt incroyable ſur ſaCôte d'Or. Smith affuͤre qu'on en diſtingue plus de cinquante ſortes(y),tous capables de cauſer une infinité de déſordres. On auroit peine, dit Ar-tus, à compter les différentes eſpêces de ſinges. Les uns ont la barbe blan-che& le corps moucheté, le poil du ventre blanc„ une raie brune ſur ledos, les pieds blancs& la queué blanche. Les Hollandois leur donnent lenom de Singes barbus. IIs en nomment d'autres Blanqçs-nez, parce que c'eſt laſeule partie de leur corps qui ſoit de cette couleur. IIs ſont puans& farouches.

CEPENDANT tous les Singes du Pays peuvent être réduits à deux eſpêces; lapremieère, de ceux que leur férocité naturelle rend incapables de s'appri-voiſer. Cette eſpéce multiplie prodigieuſement. Ils ſont en ſi grand nom-bre, que dans pluſieurs Cantons, les Néegres ſont obligés de faire la gardepour ſe défendre de leurs attaques. En général, tous les Singes ſont malins& fort portés à l'imitation de tout ce qui ſe préſente devant leurs yeux. IIsſont pafſionnés pour leurs petits. Jamais on ne les voit tranquilles. La Na-ture n'a rien qui repréſenté mieux ſe mouvement perpétuel. Comme ils ap-prochent beaucoup de la forme humaine, les Négres ſont perſuadés que c'eſtnne race d'hommes(a) maudits, qui pourroient parler, ſi leur maligniténe leur lioit lalangue. On tend, ſur les arbres, des reſſorts& d'autres piégesPour les prendre(5).

BosHMAN

9.4‿ t) Le Liom tourne auſſi autour de ſa proie(x) Le même, pag. 251.lorſqu'elle eſt parterre, mais c'eſt ſans doute(y) Voyage de Smith, pa;pour voir fi elle vit encore,& pour choifir(2)le meilleur morceau.

v) Bofman, pag. 239.

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choſe.

a.) Bofman rapporte la m-(5) Artus, ubi ſup. pag. 78.

0

HrsrornfrNATURELEDE LA

Cork D'Ox.

g808.

Autre eſpèce.

Souris odo-riférantes.

Singes,&leur prodi-gieuſe quantits.

On les ré-duit à deuxeſpẽces.