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n le voient ſeul,& le forcent de ſe réfugier dans l'eau, qu'ils crai-gnent beaucoup. Dans quelques Cantons, on„e les Négres de ſe livrer1 h 8 eux déſordres avec les ſinges. L Auteur ſe rappellant pl uſieursemples de la paſſion de ces animaux pour les femmes,[& des inclinationsvicieuſes de celles-ci,] juge que cette accuſation n'eſt pas ſans vraiſemblan-ce. Un Officier du Vaiſſeau qu'il montoit, acheta dans je Pays un ſinge, quiavoit une parfaite reſſemblance avec un enfant. II avoit le vif age plat& uni,awec une petite chevelure. I Stoit fans queuë. IIl ne vouloit t prendre e pournourriture que du lait ou de l'orge en bouillie. II gemiſſoit continuellement,& ſes cris Ctoient les mêmes que ceux des enfans. Pnfin, dit l'Auteur, ſa fi-gure& ſes pleurs continuels avoient quelque choſe de ſi choquant, qu'aprèsFavoir gardé deux ou trois mois, ſon mattre prit le parti de l'aſſommer& dele jetter dans les flots(i ¹).
Ir parott que cette eſpèce eſt la même dont Smith fait la deſcription. IIraconte qne les Habitans de Scherbro l'appellent Boggo,& les Blancs, Man-il, qu eil a véritablement la figure humaine; que dans toute ſa grandeurle prendroit pour un homme de la taille moienne; que ſes jambes[ſontpias courtes]& ſes pieds[ plus lor Pges] ſes bras&e les ma uns, ſont d'unejuſte proportion: mais que la tête eſt fort groſſe, ſon viſage plat& large,ſans autre poil qu'aux ſourcils; qu'il a le nez fort petit, les levres minces,& la bouche grande; que la Peau de ſon viſage eſt bianchg, mais extréme-
ment ridée, comme les femmes l'ont dans'extrême vieillefſé: que ſes dentsſont larges& fort jaunes, ſes mains blanches& unies,— le reſte ducorps ſoit couvert d'un poil auſfi long que celui de l'Ours. II marche droit&jamais ſur ſes quatre pattes, comme ſes autres ſinges. S'il reſſent quelque mou-vement de colère ou de douleur, il crie comme ſes enfans. On prétend queles mâles de cette eſpèce ſe Haiſiſſent des femmes, lorſqu'ils les trouvent à'Gcart,& les careſſent juſqu'à l'excés. Ils ont généralement le nez morveux,& paroiſſent prendre beaucoup de plaiſir à ſe le frotter avec la langue.PaNpis que l'Auteur étoit à Scherbro() un Facteur Anglois, nomméCummerbus, Iui fit préêſent d'un Boggo. C’'étoit une femelle 3 gée d environ ſixmois, mais déja plus grande que cette eſpèce de ſinge qu'on appelle Babons.Smith chargea du ſoin de la nourrir un Eſclave Néegre qui étoit propre àcette commiſſion. Mais lorſqu'elle fut à bord, les Matelots ſe firent un amu-ſement brutal de la tourmenter, pour entendre ſes cris. D'autres prirent ſonnez en averſion. Un jour ils demandeérent à PEſclave s'il ne penſoit pointà 1n; re pour ſa femme.„, Non, leur répondit eeee le Négre.„ Elle me convient moins qu'à vous, puiſqu'elle eſt blanche. Cette raiſle-rie devint apparemment funeſte au malheureux Animal: car on le trouvamort le lendemain dans ſa loge(1).ATkIFs rapporte que l'Orang Outang, qui ſe trouve quelquefois, dansdiverſes parties de la Guinée,& plus ſouvent dans''Ifle Borneo, paſſe dans
FPeſprit des Négres& même de pluſieurs Européens, pour homme ſauvage,Le8 Vo- Fage d'Atkins en Guinée, pag. 108. mêème eſpèce que le Quoj a- Morrom dont on a& ſuiva parlé dans l’article de cette Rivière.K) Ceih s es Pays que l'animal avoit(1) Smith, pag. 52.
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té pris; ce qui porte à croire qu'il étoit de la
M
Elle ſe
me BSa deſetion.
nom-bggo.
CrIp-
Avantured'un Boggo.
Orang.·Ou.·tang, appor-té en Angleterre.