Band 
Tome cinquième.
Seite
369
JPEG-Download
 

.

OCCIDENTALES bvrv'AFR 1OUE, Ttv. N. Char. II 369. V

Nation mouillent ordinairement les uns Prés des autres, pour étre à portée de CerkDEsSentr' aider mutuellement dans le beſoin(H). EscCLAvEs.A—Eſt de la touffe d'arbres; on découvre, ſuivant Barbot, une petite Marqus dsmaiſon ſur le rivage,& prés d'elle un étendart ou un pavillon, au ſommet 1e Sdeun poteau. On voit ordinairement pluſieurs Canots à ſec, aux environs de veée par Bar-Cette maiſon. L'Auteur conſeille de mouiller au Nord du poteau, comme ſur bot.le meilleur fond; parce qu'un peu plus loin à lEfton trouve quantité ge pier- 1res& de Rocs cachés ſous F'eau, qui endommagent beaucoup les cables. Lesaifſeaux Frangois, qui font voile à Juida, tirent ordinairement un coup deLanon lorſqu'ils arrivent trois lieués à l'Eſt de Popo. C'eſt un ſignal pourleur Facteur de Juida, qui fait planter auffi-têt ſon pavillon ſur ſe rivage.

— USSIETOST que les Nogres vOyEnt entrer dans la Rade un Vaiſſeau de Empreſſe- 1I'Earope, ils mépriſent tous les dangers pour apporter à bord du poiſſon& ment des Né-des fruits. L'expérience les rend srs d'etre bien payés,& d'obtenir quel- Sees 8ques Vverres d'eau-de-vie par-deſſus. C'eſt par ces Canots que les Capitaines Kauxde chaque Nation écrivent aux Directeurs Généraux, pour leur donner avisde leur arrivée. Le Chevalier Des-Marchais, apres avoir réglé les ſignaux Comment Gde Mer& de Terre,&c fait drefſer des tentes ſur le rivage, ſe mit dans ſa 11“chaloupe pours'avancer à cent pas de la Barre, c'eſt-à-dire, juſqu'au lieu oùcommence la grande agitation des vagues. II y trouva un Canot qui Patten-doit. Les perfonnes ſenſées ſe dépouillent de leurs habits, juſqu'à la chemiſe,parce que le moindre de tous les maux qu'on peut craindre eſt d'etre bienmouillé de la troiſiéme vague; toute l'adreſſe des Rameurs ne put garantir Vle Canot d'tre couvert d'eau,& le Chevalier fut mouillé depuis la téte juſ-qu'aux pieds. Fleureuſement le Canot ne fut pas renverſé. On gagna laterre. Les Négres ſauterent dehors;& ſecondés par ceux qui les atten-doient au rivage(d⁴), ils mirent le Canot& tous les Paſſans fur le ſable.Ia Barre de Juida,, ſuivant Barbot, eſt par-tout auſſi périlleuſe que celle da 1bstit Ardra, fur-tout dans la haute ſaiſon,& pendant la pleine Lune, lorſ-Aue le mouvement des vagues eſt fi impétueux, que le paſſage eſt imprati-cable pendant douze ou quinze jours(e). 27 V

II ne ſera point inutile ici d'expliquer ce que c'eſt que cette Barre qui ré- 1gne au long de toute la Côte de Guinée(F†),& qui eſt plus ou moins dan-gereuſe, ſuivant la poſition des Côtes,& ſuivant la nature des vents aux-quels elle eſt expoſée. ess⸗.—

PaR le terme de Barre, on entend l'effet produit par trois vagues qui Ce que ccs 1viennent ſe briſer ſucceſivement contre la Côte,& dont la dermiere eſt 11“doüjours la plus dangereuſe, parce qu'elle forme une ſorte d'Arcade, aſfezaute& d'un aſſez grand diamétre pour couvrir entiérement un Canot, le-remplir d'eau,& J'abimer avant qu'il puiſſe toucher au rivage. Les deuxbremiéres vagues ne s'enflent pas tant,& ne forment point d' Arche en ap-

Prochant

2 s-Marchais, Vol. II. pag. 17.(²) Barbot, pag. 346..

8)“ pag. 324. 888 T1 méme Auteur dit qu'elle régne de-.

8 4) Des-Marchais, Vol. II. Pag. 23,& puis Rio da Volta juſqu'au pétit Srora-liwantes.

V. Punr. Aaa