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Tome cinquième.
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OCCIDENTALES peE vUAFRIQUE, Lw. N. CHar. IV. 363*

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Mariages, Amuſemens, Maladies& Fundrailler du Royaume de Juida.

A plüpart des ufages de Juida ont beaucoup de reſſemblance avec ceux de

— la Côte d'Or, à exception de ce qui regarde le culte religieux& le fonddes mœurs. Par rapport aux femmes, tandis que les Habitans de la Cöte d'Ormwen ont qu'une, ou deux, ou trois,& que les plus diſtingués ne vont gueresau-delà de vingt, le commun des Négres de Juida en prend quarante oucinquante; les Chefs en ont trois ou quatre cens, quelquefois le double;&le Roi m'en a pas moins de quatre(a) ou cinq milſe. Phillips rapporte, ſurle témoignage du Capitaine Tom ſon interpréte, que de ſon tems, ce Princeavoit trois mille femmes;& loin d'en douter, il ajote que ce récit lui pa-rut vraiſemblable à la vüe de celles des Kabaſchirs, ou des Seigneurs duPays, qui ſont(b) en auſſi grand nombre qu'ils font capables d'en nourrir.

SNEELGRAVE affüre qu'il eſt fort ordinaire pour un Seigneur de Juida, d'en-tretenir pluſieurs centaines de femmes, ou de concubines(c.—),& que le peu-ple jouit de la même liberté à proportion de ſes forces(4).

IE yad'ailleurs tres-peu de Pays ou les mariages ſe faſſent à moins de frais simplicité& avec moins de cerémonies. On n'y connoit point les Contrats, les douaires, Seeles rentes établies, ni les préſens mutuels, L.æes Negres de la Côte Occiden-°*uida.tale d'Afrique achêtent leurs femmes aſſez cher, en beſtiaux& en marchan-diſes. Sils ne les trouvent pas vierges, ils font libres de les congédier&de reprendre leurs préſens. Ici les idées ſont tout-à- fait différentes. Com-me la fécondité n'eſt pas trop ordinaire dans le Pays, une fille qui a fait ſespreuves avant le mariage eſt toujours préférée par les hommes; mais il neleur en coüte rien pour lobtenir de ſes parens. Des-Marchais nous apprendla forme de ces mariages(«). 8

LLoORS Ouv'UN homme a pris de Pinclination pour une fille, il la demande 1*familiérement au pere, qui ne refuſe gueres ſon conſentement, ſi ſa fille eſt eeeh choiſiten äge d'étre mariée. Lesparens ſont chaargés, par'ufage, de la conduire àla une femme.maiſon du mari. A ſon arrivée, il lui préſente un pagns neuf. GCeſt ordinai-rement le premier qu'elle ait porté; car elle n'a pas d'autre fortune que ſesqualités perſonnelles;& ſi par ſes&pargnes elle avoit acquis quelque bien,elle eſt obligée de le Iaiſſer à la maiſon paternelle. Le mari tue un mouton,qu'il mange avec les parens de ſa femme. Luſage ne lul permettant pas demanger avec elle, il a ſoin de lui envoyer une portion de ce feſtin. Les pa-rens, aprées avoir bü avec lui quelques flacons de liqueurs fortes, ſe retirent

tranquillement,

(4) Voyage de Snelgrave, pag.2() Des-Marcliais, Vol. II. pag.öbſerve que le Gé- ſuivantes.

néral du Roi de Dahomé, qui fit la conquête