0OCcIDENTALES oz vAFRIQUE, LE. X. Cuar. VI. 392
n'approuve pas le réſultat du Conſeil, il ſe réſerve le droit de juger, en ver- Corsg DEstu de ſon autorité ſuprême. SeckIn.
IE. y a peu de Crimes capitaux dans le Royaume de Juida. Le meurtre&Fadultére avec les femmes du Roi ſont les ſeuls qui ſoient diſtingués par cenom. Quoique les Négres craignent beaucoup la mort, ils s'y expoſent quel-quefois par l'une ou P'autre de ces deux voies. Dans l'eſpace de cinq ou ſix Supplice desans, Boſman vit éxécuter deux meurtriers. IIs furent éventrés vifs, leurs meuttentrailles arrachées& brülées. Enſuite, les corps furent remplis de ſel,&placés ſur un pieu au milieu de la place publique. Quatre ans aprêès, un Né-gre qui avoit été ſurpris dans un commerce familier avec une des femmes duRoi, fut conduit au lieu de P'exécution, c'eſt-à-dire, en plein champ. Là,
il fut placé ſur une petite élévation, pour ſervir de but à pluſieurs Grands,
qui s'éxercèrent à lui lancer leurs zagales. II ſouffrit beaucoup dans ce barbareamuſement. Enſuite, aux yeux de la coupable, qui fut amenée pres de lui,
on lui coupa la partie qui lavoit rendu criminel,& on l'obligea de la jetterlui-méême au feu. On leur lia auffi-têt à tous deux les mains& les pieds. IIsfurent jettés dans une foſſe aſſez profonde;&'Exécuteur de la Juſtice puiſant
de Feau bouillante dans une chaudiére voiſine, les en arroſa par degrés, juſ-
qu'à ce que la chaudiêère fut à demi-vuide. Alors il verſa ſe reſte de l'eaudans la Foſſe, qui fut bouchée de terre auſſi-tot,& les deux coupables ſetrouvéèrent enſevelis.
Drux ans apres cette éxécution, le Roi fit arréter dans ſon Palais un jeu- Jeune hone homme qui s'y Etoit renfermé en habit de femme,& qui avoit obtenu eles faveurs de pluſieurs Princeſſes. La crainte d'etre découvert lui avoit fait 8ns keünseprendre la réſolution de paſſer dans quelqu'autre Pays; mais un reſte d'incli-nation l'ayant retenu deux jours près d'une femme, il fut pris avec elle furle fait. II n'y eut point de ſupplice aſſez cruel pour lui arracher le nom de ſesautres mastreſſes. Il fut condamné au feu. Mais lorſqu'il fut au lieu de l'éxé-cution, il ne püt s'empécher de rire en voyant pluſieurs femmes, qui avoienteu de la foibleſſe pour lui, fort empreſſées à porter du bois pour ſon bucher.
II déclara publiquement quelles étoient là-deſſus ſes idées, mais ſans faireconnoĩtre les coupables par leur nom().124 rigueur de la Loi, ſur cet article, rend lec femnmmes extrémement cir- Supplice de
Crimes capitaux du Pays.
conſpectes dans leurs intrigues, lur- tout les femmes du Roi. Elles ſe croient 84obligées de s'aider mutueſlement par toutes ſortes de ſer Mais Pat.tention des hommes eſt ſi éxacte ſur leur conduite, qu'el it rre-ment de fächeuſes découvertes. La ſentence de mort fuit immédiatement lecrime,& les circonſtances de Péxécution ſont terribles. Les Officiers du Roifont creuſer deux foſſes, longues de ſix ou ſept pieds, ſur quatre de largeur& cinq de profondeur. Elles ſont ſi prés l'une de itre, que les deux cri-minels(b) peuvent ſe voir& ſe parler. Fur on planteun pieu, auquel on attache la femme, les. Elle eſtlige auſſi par les genoux& par les pieds. Au fond de l'autre foſſe, les fem-ʒ mes du Roi[de la troiſieme claſſe,] font un amas de petits fagots On plan-te, zux deux bouts, deux petites fourches de bois. L'amant[dépouillétoutdal ◻Gb) V. la Figure,[ qui e pis.
1† mhoe⸗ nam 11bres Boima-