OCeIDENTALES pr rAFRIQUE Izuv. X. Cm. VII. 437
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manquoit jamais de faire scrouler le mur;& l'on eétoit accoũtumé à réparer GCograhrsle déſordre au retour de la belle ſaiſon(„). EscrAväs.
LEs Portugais n'ont pas de Fort à Gregoué, quoique le Roi leur ait ac- Utilité descordé un terrain qui weſt éloigné que de cent pas, au Sud, du Fort An- Forts de Jui-glois. Leur Directeur réſide à Sabi, dans une maiſon qui touche au Palais da.
d**(h) du Roi.[Les Hollandois n'ont pas non plus de Fort dans cet Etat, lesRois de Juida n'ont jamais voulu leur permettre d'en avoir un, dans la crain-te qu'ils ne cherchaſſent à établir trop ſolidement leur autorité dans le Pays.IIs ont une maiſon à Sabi attenant le Palais, ouù leur Directeur demeure avecſes commis.] Un Fort, ſuivant Des-Marchais, ne ſert qu'à mettre les mar-chandiſes à couvert du pillage des Négres, qui cherchent continuellementPoccaſion d'enlever le bien d'autrui, ſans diſtinguer leurs amis de ceux dontils ſouhaitent la ruine().
Ir ſeroit ridicule, dit-il dans un autre lieu, d'attribuer la süreté des Eu- Obſervationsropéens à des Forts ſi peu capables de réſiſtance. La ſenle utilité d'une bar- fur ces Forts.riére ſi foible ſeroit d'arréter les premiers coups dans une attaque ſoudaine;car outre le mauvais état des fortifications, la Barre, qui eſt entre les mainsdes Négres, ne laiſſe aucune eſpérance de ſecours. II n'y a point ici d'autresüreté pour les Européens, que l'intérét même des Négres, qui ont aſſez de- 1jugement pour concevoir que entretien habituel du commerce leur eſt plus Snavantageux qu'un pillage paſſager;& ſans une raiſon ſi puiſſante, tous lesForts des Européens ſeroient détruaits depuis longtems. II en eſt autrement ſurla Côte d'Or, où non-ſeulement les Fortereſſes ſont plus conſidérables, maisouù la facilité d'aborder ſur la Céte donne conſtamment celle d'y porter duſecours(*)..—
UN demi-mille à'Eſt du Comproir Anglois, on rencontre un(⁷) Village,dont les Habitans ſe donnent eux-mêmes le nom de Mineurgs, ou d'Ouvriers desMines,& qui afſiſtent les Vaiſſeaux Hollandois dans tous les travaux du com-merce.
PHIELIPS obſerve, que depuis le Comptoir Anglois, juſqu'à la VilleRoyale, on compte environ quatre milles, au travers des plus beaux champsdu monde, où le bled de Guinée, les patates,& les ignames croiſſent enabondance,& rendent ordinairement deux moiſſons(m).
LE Pays a peu de foréts; mais il eſt rempli de petits bois, qui paroiſſent Peu de forètsaVoOIlr été plantés réguliérement; ſi'on n'aime mienx croire que les Habitans dans le Pays.les ont laifſés ſubſifter expres, lorſqu'ils ont défriché cette Contrée. Elle eſt ſi
peuplée, qu'il n'y a point d'endroit ou l'on ne puiſſe découvrir d'un coup d'œil
vingt ou trente(n) Villages(°)..
EN tranſportant les marchandiſes du Port à Grégoué, ou à Sabi, les Né-gres ne cherchent pas moins l'occaſion de piller, qu'en les apportant au ri-vage. Leurs Portefaix ont une ſorte de bonnets, compoſés de roſeaux, qui
peut(g) Angl. qui touche à celle du Directeur nent le nom de Krums à leurs Villages.François. R. d. E.(m) Le même, ibid.(5b) Des-Marchais, pag. 38.(I) Angl. dix ou douze. R. d. E.(1) Des-Marchais, pag. 38. 5) Voyez la Planche 28 des Voyages de
(*) Le méême, pag. 192.
Smith.,817 Phillips, pag. 216. Les Habitans don-