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leur ſuccédent, commencent à la même diſtance du Soleil couchant au plus IIIsrornE
tard; mais ils font foibles,& preſque toũjours puans, fur-tout lorſqu'ils paſf- Narungrrs.
ſent au travers des Mangles, ou qu'ils viennent de quelque Canton où les
eaux ſoient dormantes. II ſemble qu'ils ne doivent leur naiſfance qu'à la cha-
leur des raions du Soleil. On ne ſgauroit douter que Pair ne ſoit plus raréfié
par la réfléxion de ces Raions ſur le corps ſolide de la terre, que ſur un fluide:
Ainſi, juſqu'à ce que Féquilibre ſoit rétabli après une rarefaction de trois
ou quatre heures, le vent doit étre de Mer ſur toutes les parties de la Côte,
parce que la même cauſe y opére de même;& ſi cette raréfaction eſt limitée
par une hauteur déterminée de l'atmoſphére, les vents de Mer qui doivent
remplir les vuides ne dureront auſſi qu'un tems déterminé, c'eſt-à-dire, deux,
ou trois heures, au plus.
OX peut trouver, dans les mêmes principes, l'explication de certains vents
qui s'élévent ſouvent ſur les Côtes avec le Soleil du midi, juſques dans la
latitude d'Angleterre. Les vents de terre, qui ſuccédent pendant la nuit, lorſ-
que le Soleil a perdu ſon pouvoir, ſemblent par leur foibleſſe n'étre que le
retour de Pair que la chaleur du jour précédent a comme entaſſé,& qui com-
me tous les autres fluides, doit revenir à l'égalité par une eſpêèce de reflux,
lorſqu'il s'eſt trouvé plus haut ou plus plein d'un côté que de J'autre(p).2=On a rendu compte[¶ après le même Auteur& quelques autres] dans'Hif-
roire Naturelle du Quatrieme Tome, des Mattans dair, ou des Harmattans.
(p) Voyage d'Atkins, pag. 144.& ſuiv.
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