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Tome septième.
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MNEIEIEA GĆHRINE, L. xv. I. Cna r- J. 1.

a-dire, au-delh de la Riviere, elle a un Fauxbourg fort peuplé, fort riche& Nrrunor.

bien bäti. Au milieu même du Canal, on voit ſur un petit Rocher une cu- 1 6 G.

rieufe tour, environnée q'un aſſez bon mur, mais qui n'offre que des ruines 8

dans P'intérieur, quoiqu'on y déméle encore des traces de ſon ancienne ma-- V

gnificence. Vers le Sud cette Riviere porte le nom de Si-an,& quelquefois Kiviete de

celai de Si-ho(0). Elle eſt forméc par les Riviéres Chin& Vam(p), qui ſe Sran.

rencontrent aſſez pres de la même Ville,& qui prennent un cours impétueux, Rivisres

Par-deſſus quantité de Rochers abimés; paſſage ſouvent fatal aux Vaiſſeaux, Chin& Van.

malgré la protection d'un Temple qu'on a bati dans cette vüe ſur les bords. 1.

SvUR le Mocwv-wpa( prés d'une charmante vallée, on découvre un Monaſ- Monaſtère

tere, avecun grand Temple. IIdoit ſon origine à Lu-zu, Saint d'une grande réê- de Lu zu.Bputation, qui paſfa tout le tems de ſa vie àa moudre& a cribler] du riz pour les

Moines,& qui portoit nuit& jour des chaines dée fer ſur ſon corps nud. El-

les avoient falt, dans fa chair, des ouvertures, qui, faute de ſoin& de re-

méde, étoient devenués autant de nids de vers. Lu-zu ne ſouffroit pas qu'on

entreprät de l'en délivrer;& ſi le haſard en faiſoit tomber un, il le ramaſſoit

ſoigneuſement& le remettoit dans ſa place, en diſant:„ Ne te reſte-t-il pas

„ aſſez pour te nourrir? Pourquoi quittes-tu donc mon corps, ou l'on t'ac-

„ Corde ſi volontiers ta nourriture? Les Ambaſſadeurs ſe firent dreſſer des ten-

tes prés des murs de la Ville, ou le Gouverneur& les Magiſtrats leur appor-

terent divers préfens pour leur table. IIs les acceptèrent, parce qu'ils n'é-

toient pas fur le compte de lEmpereur,& traitérent fort noblement leurs

Bienfaiteurs.

LE lendemain, ils arrivèrent de grand matin pres d'une montagne, à qui Tete desaà forme avoit fait donner, par les Tartares, le nom de Téte des cinq chebaux. cinq chevaux.Sur cette montagne, dont le ſommet eſt couvert de nuées& parott inacces-ſible, on découvre pluſienrs anciens édifices, les uns entiers, d'autres tombésen ruines. Immédiatement au-delà des mêmes montagnes, les Barques cou- Cinq laidsrurent beaucoup de danger entre des Rocs& d'autres pafſages eſcarpés, qui Diables.ſe nomment les Cinq laids diables. Le canal de la Rivière étoit rempli de Bar-ques fendues, qui avoient coulé à fond. Enfin, lon gagna Suyt- Teen(r),dont les collines, entremélées de vallées charmantes, ſe prêſentent du cêôté deà Riviére avec autant d'ordre que ſi cette diſpoſition etoit l'ouvrage de l'art.

Leur ſommet forme une perſpective furprenante..

LE 4 d'Avrilon ſe trouva devant Nam-hung(*), troiſiéme Ville de la Pro- Ville devince de Canton,& frontiére de cette Province. Elle eſt cloignée de Schan- Nam-hung.chew d'environ quarante milles, grande, bien ſituée,& fortifiése de murs&de boulevards. Elle eſt diviſée par la Riviere, avec un pont de communica-tion. Ses Temples ſont en grand nombre& ſes édifices magnifiques. On yvoit auffi une Douane pour le payement des droits de Empereur fur les mar-chandiſes. Mais les recherches ne ſont point incommodes, parce qu'on s'ei I

Erapporte à la déclaration des Marchands,& qu'on n'eſt pas obligé de rien 3payer aux Viſiteurs.] La Chine m'a point de canton ou la terre ſoit meilleu-8 r0

veſt pluͤtot Suyshyen.(1)-

ans Ogilby, Scian& Scio. 0Dans Thevenot, Nam-hung;& dans la

(0y P(29(b) Aogl. Vau. R. d. E. 89)(4] 8

8— 9.Angl. Maav. R d. F. Carte des Jéſuites, Mam-hyong& Nan⸗wong. ſu.(1) Angl. Swi-hyen R. d. E.=