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Tome septième.
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D EIL. A CHIN E, Lrv. I CHaAr. J.—

recevoir. IIs regurent dans leur logement la viſite de pluſieurs perſonnes de NIEuHor.qualité;& de la part dè la Vilie unsé fort belle collation. 1656.

LE Commiſſaire nommé pour lui(z) fournir des Barques, n'ayant püͦ les te-nir prétes aufſi-têt qu'il de deſiroit, Pinxenton lui fit des reproches ſiſanglans,que dans le chagrin qu'il en reſſentit il tira ſon couteau pour ſe poignarder“ Mais le Domeſtique d'un Mandarin lui retint heureuſement le

bras. 8

LE Pays aux environs de la Ville eſt agréable& fertile. Entre pluſieurs cob-

lines dont il eſt environné, on en diſtingue une dont la délicieuſe ſituation

lui a fait donner le nom de Si-hoa(Lh), qui ſignifie lieu de plaiſir. La Ville

eſt diviſée en deux parties égales par un bras de la Rivieère de Chang, qui

rend ſon commerce floriſſant. On décharge ici toutes les marchandiſes deſti-

nées pour Canton& pour d'autres Places voiſines. Mais quoique les Tarta-„Kavages desres ayent épargné les meilleurs édifices de Nan-gan,& que la partie Sud de“la Ville ſoit bien batie& bien peuplée, elle napproche point de Nan-hung

pour la grandeur& la force. Elle a, dans la partie du Nord, un Temple

de fort belle ſtructure& d'une richeſſe ſurprenante. Les Ambaſſadeurs s'ar-

rétérent ici quatre jours.

LE cours de la Riviêre Kan eſt rapide(c),& coupé néanmoins par un ſi Tournans de

grand nombre de Rochers& de Bancs de fable, qu'en deſcendant même avec la Riviere

je fil de Peau les Voyageurs font expoſés à mille dangers. Dans ce paſſage, Wän,

une Barque qui portoit un des Ambaſſadeurs, avec les préſens deſtinés pourla Cour, tomba dans un tournant, ou après avoir bien piroueté, elle échouaContre la rive,& ne put étre dégagée qu'en la déchargeant. Les Mandarinsordonnerent que la négligence des Matelots& du Patron füt punie à coups

de fouet; mais les Ambaſſadeurs demanderent grace pour le Patron.

LE 14, on paſſa devant la petite Ville de Nan-kang, qui eſt ſituée ſur la Nan-kang.rive gauche de la Riviére de Chang. Sa forme eſt quarrée,& la force de ſes 8murs répond à leur hauteur, qui eſt d'environ vingt-cinq pieds. Elle a qua-tre portes, éloignées d'un mille Pune de autre. Les Tartares la ruinérent&détruiſirent ſon commerce, dans la derniére guerre. On voit ſur le bord deJa Rixvière une haute tour, forte& bien bätie. La rue ouð l'on entre par laporte du Sud contient le palais du Gouverneur,& ſe termine par un bel arcde triomphe, que les Tartares ont épargné. Les Ambafſadeurs ne firent ces

obſervations qu'à leur retour. 8 bLE 15, ils arriverent à Kan-cheu, qui tient le douziéme rang entre les Vil- 8 e b

les 8 1 8 ir regu à bor iſit“s de la meme Province(d). Aprées avo gu à bord la viſite de quelques TRane..

1.8* grands] Mandarins au nom du Magiſtrat, ils rendirent la leur au Tutang deja Ville, qui les regut avec les civilités ordinaires(*),& les conduiſit dansſes appartemens intérieurs, ou il leur fit prendre la droite. Cet Officier com-mandoit dans les Provinces de Kyan-ſi(†), de Fo-kyen, de Haquang(„&)& de Canton. Ainſi, ſon autorité wétoit point inférieure à celle d'un Vi-ceroi.

Angl. de Kiang ſi. R. d. E.

(a) Amgl. aux Ambaffadeurs. R. d. E.)

) Angl. extraordinaires. R. d. E.)2

3((b) Il ſe prononce Si houa(1). ſ(c.) Angl. eſt aufſi rapide qu'une fleche ti- 6

rée avec un Arc. R. d. E. 82

d2Angl. Kiang-ſi. R. d. E.

Angl. Hu-quang. K. d. K.

(1) Dans l'Anglois Si wha, R. d. E.EII. Part. C—