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voir un commerce trop familier avec la nourrice de ſon Ze. frére.] Mais ils eu-rent tous deux le bonheur d'échaper à cette barbare ſentence. Une tempête,qui le ſurprit un jour ſur la Cote de Che-Kyang, lui ſubmergea ſix cens Cham-
=pans, ſur leſquels il avoit embarqué cinq de ſes fils ¼/& pluſieurs de ſes Fem-mes.]
VrIcroRro Ricci wétant revenu à Formoſe qu'après ſa mort, fit agréer lapaix à ſa famille. L'ainé de ſes fils, qui lui ſuccéda, Stoit d'un fort mauvais na-turel, ſans être auſſi brave ni auſſi prudent que ſon pêre; ce qui fait douter àNavarette qu'il ſe ſoit emparé, comme on le prétend, de pluſieurs Provin-ces de la Chine en 1675(y). Mais on ne peut rejetter un fait dont on trou-ve le témoignage dans les Annales de la Chine. Ching-king-may, tel étoitle nom du fils de Que-ſing, avoit été élevé dans l'étude des Lettres. II négli-
figea[la guerre, le commerce],& la culture des terres qu'il avoit héritées deſon pêre. L'oiſiveté diminua beaucoup le courage de ſes troupes. Cependantles Gouverneurs de Quang-tong& de Fo-kyen s étant révoltés en 1573, dansla douzième année du régne de Kang-bi, Empereur de la Chine, il entreprite ſe joindre aux Rébelles, pour ranimer le feu Martial qui commengoit às'éteindre dans ſes Soldats. II fe rendit avec ſon Armée Navale ſur la Còte deFo-kyen. Mais le Gouverneur de cette Province, qui avoit pris le titre deRoi, refuſa de le traiter comme ſon égal. Cette ambitieuſe affectation fitavorter tous les projets d'alliance contre les Tartares. Ching-king-may dé-clara la guerre à ce fantome de Roi, le vainquit dans pluſieurs batailles,&le réduifit à la néceſſité de rentrer dans la dependance des Tartares. Le Vain-queur étant retourné à Formoſe, n'y ſurvécut pas long-tems à ſon triomphe,& laiſſa pour ſucceſſeur Ching- ke- ſan, ſon fils, qui étoit à peine ſorti del'enfance.
APRks avoir calmé les Provinces de Quang-tong& de Fo-Kyen, les Tarrares
y abolirent le titre de Roi;& vers l'année 1682, qui étoit la vingt-cinquièmede Kang-hi, ils y établirent un Tſong-tu(2); pour gouverner ces deux Pro-vinces. Ce grand Officier publia une amniſtie générale, qui fut acceptée à laChine de tous les anciens Partiſans de Ching-ching-kong. L'occaſion n'ayantjamais été plus favorable pour ſoumettre'Iſle de Formoſe, le Ifong-tu ar-ma une puifſante Flotte, attaqua les Iſles de Pong-hu, qui firent une vigou-reuſe réſiſtance avec le canon Hollandois,& ſe rendit mattre enfin des poſtesles plus importans. Alors il ne reſta plus d'autre reſſource au- jeune Prince, oupltôt à ſon Conſeil, qui étoit compoſé des plus fidéles amis de ſon pêre, qued'implorer la clémence de Empereur& de la méeriter par une promte ſou-miffion. Dans la requête qu'ils préſentérent au nom de leur Maitre, ils luiĩdonnoient le titre de Roi de Ven-ping(4)& de Geénsral de l'Armée. Leureſpérance étoit d'obtenir qu'il füt diſpenſé de parottre à la Cour Impériale;mais les Vainqueurs inſiſtant au contraire ſur cette premiere preuve de ſa
bonne foi, il ſe vit également forcé,& de remettre Formoſe aux Tartares,&
(y) Voyez du Halde, Vol. I.(a) Yenr ping fu eſt une Ville du premier(2.) Dignité fupérieure à celle du Viceroi, rang dans la Province de Fo-kyen.mais dépendante de l'Empereur.
VII. Part. K
MoNrANUS
1663.
Gouverne-ment de ſonfils.
Entrepriſecontre lesTartares.
Il meurt&
laiſſe un fils.
Sort de ſespartiſans& deſon ſucceſſeur.