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Tome septième.
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MoNTrANUS.F664-

Reprochesqu'il leur fait.

CommentNoble répondpour eux.

Kütres chi-canes du Gé-néral.

LEAmbaſſa-

deur prend leparti de ren-dreles mar-chandiſes con-fiſquées.

Tempéram-ment qui metſon honneur àgoUvert.

VIOYA GES D-ANS PE MP IRE

„ re pour les promeſſes& les diſcours. La ſeule réponſe de Noble fut, qu'ils„ étoient arrétés par le Commerce. Le Géneéral repliqua, qu'il mavoit rienSpargné pour entrer dans leurs vies; que malgré la défenſe qui regardoit levif-argent, il auroit fermé les yeux ſur leurs entrepriſes g'ils m'avoient dit eux-mêmes à ſes Mandarins qu'ils en avoient acheté du Viceroi. II falloit ſe juſtifiercontre cette accuſation. Noble proteſta qu'il ignoroit'indiſcrétion qu'on repro-choit aux Hollandois, mais qu'il ſcavoit parfaitement que tous les démêlés ve-noient des Facteurs Chinois, qui n'avoient pas ceſſé d'apporter du trouble auxaffaires,& que la cargaiſon: du Vaiſſeau qui étoit prés de la Tour auroit étédéja vendue, sils ne s'Etoient pas ſervi de faux poids, qui avoient arretéla vente. A cette récrimination, le Géenéral répondit que les Facteurs n'a-voient fait, que ſe défendre, parce que le poivre étoit melé d'eau& de ſa-ble. Les Hollandois continua-t-il, veulent ſe faire une réputation de bonne-foi; mais ils en ſont fort éloignés, car il w'eſt pas honnéte d'altérer les mar-chandiſes. Noble, piqué de ce reproche, offrit de viſiter le poivre avec lesFacteurs qu'il plairoit au Général de nommer;& sil s'y trouvoit de l'eau oudu ſable, il conſentit à porter la peine& la honte de fon infidélité.[Enfin i1=pria le Général de permettre qu'ils puffent garder le vif-argent, puis qu'il étoitdéja embarqué.] 1“

LE Général ne repliqua rien à ce défi; mais le 25 il fit prier l'Ambaſſädeurde rendre le vif-argent que Noble avoit acheté; parce que le public n'en étantque trop inſtruit, Empereur ne pouvoit J'ignorer long-tems. II fit ajouternéanmoins que dans la ſuire les Hollandois en pourroient acheter autant qu'ilsen ſouhaiteroient, pourvu qu'ils euſſent la prudence de ne pas s'en vanter. Maislorſquw'ils ſe furent diſpoſés à faire ce qu'on leur demandoit, ils regurent un au-tre Meſſager du Général, qui leur permettoit de garder le vif- argent. IIs trou-vérent auſſi beaucoup de peine à ſe procurer de la ſoie crue. Les Facteurs Im-périaux, après s'etre engagés à payer en ſoie le poivre& les autres marchan-diſes, vinrent déclarer qu ils ne pouvoient donner que de l'argent comptant.Ceux du Viceroi firent nattre aufſi des difficultés. Cependant on parvint à s'ac-corder. Mais les marchandiſes Chinoiſes étoient tonjours un obſtacle à la per-

fection de la paix, fur-tout depuis que le Général avoit déclaré[qu'aucun Vaiſ-le

ſeau ne retourneroit à Batavia,&] qu'on ne conclueroit rien avant qu'ellesfuſſent reſtituées(c.). Van-Hoorn crut trouver un tempéramment qui ſauvoitſon honneur, en les mettant dans une ſituation où elles pouvoient êetre enle-vées facilement. Mais perſonne n'ayant profité de l'occaſion, il les fit tranſpor-ter, deux ou trois jours aprés, au magaſin qu'il avoit à terre. L Auteur laiſſeentendre qu'on s'etoit accordé avec le Géenéral par une convention ſecréte.

[Une Frégate chargée de marchandiſes pour la Cͤte de Coromandel, mit à lals-

voile le rer ſanvier 1665. Sa cargaiſon conſiſtoit en Thlé, en Fil d'argent, enAlun,& auffi en Vif-argent que les Facteurs avoient fait embarquer le jourprécéegdent.] Le 5 de Janvier, deux Officiers Tartares vinrent au magaſin avecun ordre de ce Seigneur;& ſans demander les marchandiſes, ils ouvrirent les

caiſſes

(*.) Le Traducteur a fait quelques Change⸗ fermer àclé une porte extérieure; qu'on pou-mens à cet article, Le voici tel qu'il eſt dans voit facilement enfoncer. Deux ou trois joursPAnglois-. La-deſſus il fut conchü de mettre aprés Noble& deux Mandarins vinrent 2ces Marchandiſes dans une ſituation oùð elles bord& les firent tranſporter au Magalin Holpouvoient être enlevées. On ſe contenta de landois. R. d. Ecæ.

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