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s'employa pluſieurs années aux éxercices des Miſſions. Il y apprit la langue
du Pays, il lut les Hiſtoires Chinoiſes,& s'informa ſoigneuſement des mœur& des uſages des Habirans. Aprés avoir paſſé vingt[fix] ans dans ſes voya-
es, en Afrique& en Amerique, il revint en Europe en 1673;& g'étantendu à Rome, à l'occaſion des différens qui s'étoient élévés entre les Miſ-
trégards düs à ſes lumières& à ſon mériteMfuite en Eſpagne, ouù il fut bien-tôt élé-
ſGonnaires, il y fut traité avec
1160L'amour de la Patrie le fit repaſl
vé à la dignité d Archeveque d'Hiſpaniola.enehFre Sox Cuvrage ſur la Chine parut à Madrid en 1676. II fut traduit en An-on OQuvrage. glois au commencement de ce Siécle,& placé dans le premier Tôme du grand
Recueil Anglois des Voyages, où il occupe environ trois cens quatre-vingt
ga diviſion pages in folio. L Auteur Ia diviſé en ſept Livres, dont le premier traite, enen ſept Livres. vingt Chapitres, du nom, de J'antiquité& de l'étendue des Provinces de laChine; des différentes races Impériales, du Gouvernement, des Conſeils&des Cours de Juſtice; de la grandeur de l'Empereur& de ſa Cour; de ſes re-venus, de ſes dépenſes,&c. des productions remarquables du Pays; des ar-bres, des fruits, des fleurs, des animaux, des oiſeaux, des lacs, des rivie-
econd Li. res, des eétangs,&cC[& de pluſieurs autres choſes dignes d'attention.] Le ſe-fVre. cond Livre, compoſè aufſi de vingt Chapitres, renferme la deſcription des dif-férentes claſſes de Chinois, le coin, les cérémonies, les mours, les mariages,les funérailles, les ſectes de Réligion, les Temples, les Faſtes, des expſica-tions ſur la Secte de Iο(έη); des Paſſages tirés de]'Hiſtoire Chinoiſe, concernantTroiſi'me les Empereurs& les grands Hommes, leurs actions& leurs diſcours. Le troi-
Premier Li-
vreVre.
Liyre. ſiéme Livre n'a qu'onze Chapitres, qui traitent de Kung: fu-ſu, ou Confucius8(c) de ſes Ecrits(d)& de ſes ſentimens; de ſa doctrine, telle qu'elle eſt ex-1. S pliquée dans le Lun- ſu& le Sbu-ing;& des caractères Chinois. Le quatrieme
Livre a vingt Chapitres, comme les deux premiers. On y trouve de la Mo-rale Chinoiſe, d'apres un Auteur du Pays; ceſt- à. aires divers Articles furFencouragement à la vertu, ſur la Raiſon& les lumièeres de la Narure, fur laconfiance que IHomme doit avoir au Ciel& non à ſes propres forces; furPobéiſſance aux parens; ſur la maniêre de ſe conduire ſoi-même; ſur la né-ceſſité de ſe contenter de ſa condition; ſur celle de garder ſon cœur& de ré-primer ſes paſſions: une exhortation à l'étude: un Article de l'éducation desEnfans; de la ſatisfaction du cœur; des Loix& de la bonne inſtruction; duGouvernement en genéral& de celui des familles; des civilités& des céré-monics; de la fidélité; des paroles& de la maniere de s'exprimer; des Amis
Cinquiẽme& des Femmes. Le cinquième Livre, diviſé en dix-ſept préludes, a rapport
Livre aux différens des Mifſionaires touchant Schang-ti& d' autres matiéres[ de leurga
origine& de leurs progréès.] IIl traite aufſi des Livres claſſiques de la Chi-
ne& de leur déſagrément; de la doctrine myſtérieuſe des Lettrées,& de
celle qui eſt connue; de leur méethode de raiſonner; des idées qu'ils ont
de la création de Univers, de la génération des choſes& de leur corrup-
tion; du fameux axiome, que toutes les choſes ſont les mémes; de la géné-
ration& de la corruption; comment les choſes ſont diſtingueées l'une de l'au-
rre; qu'il n'y a point de fubſtance ſpirituelle diſtinguée de la matieère; des
Eſprits
(b) Angl. FEe. R. d. E.
5 E.(&) Angl. Kung- fu- zu, eu Confuſiug.(4) Angl. de ſes diſcours. R. d. E.
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