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r dans ſa
naiſon.
190 VOYLAGESDANSLEMPIRE
ſuite Empereur mourut lui-même. Les Chinois, dont la ſuperſtition eſt extreme, attribuérent ces deux morts auen
les funérailles du Prince.qui fut accompagnée,
A cettée nouvelle, les nouveaux Chrétiens ſe réfroidirent pour la Réligion,
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uvais réglement qu'on avoit fait pour
uniquement la cauſe de la perſécution,
r, de blaiphémes contre Dieu& 2 Sainte
mmencérent à fuir les Egliſes 3 Miſſionaires. IIs n'ont pas le coura-
ge des Japonois& de quelque ions. Un[Habitant de Kin-wha,&h mme, quciqu Athse, dit à Navarette qu'il devoit s'attendre dans
quarante jours à quelque nouvel ordre, mais qu'il n'avoit pas d'autre parti àpr lue des y préparer avec courage. En effet on apprit bien-tòt que pen-dant le jugement de cette affaire, le Pêère Adam étoit reſſerré en priſon,& quetrois autres Jéſuites, qui ſe trouvoient alors à la Cour, étoient ménacés duméme ſort(0). Quarantejours aprés, il parut un troiſieme Edit Impérial, por-tant ordre que tous les Miſſionaires fuſſent conduits à la Cour. Le Magiſtrat deFan-Ki(), Ville à ſix lieues de Kin-wha, en deſcendant la Riviere, fit ar-rêter deux Dominiqnains qui s'y trouvoient,& les renferma étröitement.Cet ordre fut exécuté pendant la nuit, avec beaucoup de bruit& de tumulte,par cinquante Cavaliers& pluſieurs Soldats. On affüra Navarette qu'il neſeroit pas plus ménagé; mais ſa ſeule inquiétude fut pour les Saintes Images& les uſtenciles Eccléſiaſtiques qu'il laiſſeroit derriere lui.
Ux peu avant la pointe du jour, la tranquillité qu'il vit regner parmi lePeuple lui fit hazarder de ſe rendre à Egliſe& d'’y célébrer la Meſſe. Sonhonnéte Athée lui conſeillant de ſe préſenter au premier Magiſtrat Civil, qu'ilnomme(ornegidor, il compoſa un Mémoire pour ſa juſtification,& ſe renditavec IAthée chez cec Mandarin, qui le regut favorablement& le renvoyalibre, en lexhortant amener une vie tranquille dans ſa maiſon,& lui pro-mettant de le faire ſortir en süreté des Etats de PEmpereur;de leur nouvelle annéc ſeroit paſſée;] car il ne lui diſſimula point qus le deffeinde Sa Majeſté Impériale étoit de bannir tous les Miſſionaires de la Chine. I. Ar-hée lui conſeilla auffi de préſenter un ſecond Mémoire au meme Magiſtrat,pour lui faire connoitre que n'ayant point d argent pour les néceſſités d'unelongue route, il avoit beſoin qu'on lui permit de vendre ſes meubles. Cettegrace lui fut accordée. Il vendit ſa proviſion de bled& de riz. Mais il donnalibéralement ſes autres biens. A l'egard des ornemens de l'Egliſe, il les mit endépôt chez un Chrétien, qui demeuroit dans un Village voifin.
AFPRzs la Féte de la nouvelle année, un jour, au marin, que le Pêre Na-varette soccupoit à mettre en ordre quelques petits préſens qu'il vouloit en-voyer au Corrégidor, il vit entrer bruſquement ce Magiſtrat dans ſa maiſon,avec une troupe d'Officiers& de Soldats. II prit le parti d'aller au-devant delui,& de lui dire, en lui montrant ſes préſens, qu'il ſe diſpoſoit à les luienvoyer. Le Corrégidor les examina, parut les gonter,& donna ordre qu'ils
fuſſent
.¶☛„) Cette Phraſe eſt elle-même un plus bandonnés? Ou plutêt ne les puniſſoit-il pasgrand blaſphéme qu'aucun de ceux que les des perfidies dont ils s'toient rendus coupa-Chinois ont pù prononcer dans cette occaſion. bles envers les Hollandois? Voyez plus haut.2³(°) Dieu qui, comme ils g'en vantoient() Au Nord-OQueſt. Cette Ville eſt Hyen,vec tant de confiance, avoit fait réuſſir leurs ou du troiſieme rang.
diverſes intrigues, les avoit-il donc déja a-
Clorſque la fetels=