G⸗=& les Vicaires Apoſtoliques[ Frangois(⁷).]
DE LA CHIN E, Lzv. I. Cnxr. XI. 291(²);& traverſant la petite Ville de Tv-ngan-byen, qui conſerve encore quelquesreſtes de grandeur, quoique fort-mal peuplée, il arriva le ſoir à V- nan-pu. Le24, il paffa par des plaines fertiles& des collines fort-agréables, pour ſe ren-dre à Sin-Kyen hyen(f), Ville d'un grand circuit, mais en partie déſerte&qui n'a rien de remarquable. La riviere en eſt gloignée d'un mille. L Au-teur la paſſa dans une Barque,& s arreta pour diner à Sa-ni-aru,(g), ou ilrepaſſa la rivière, ſans aucun payement, parce que les Bateliers ſont Aux ga-ges de la Province. Il logea cette nuit à Ko-wha.
LE jour ſuivant, après avoir fait trente milles, il arriva heureuſement àNan-chang-fu. Dans une marche de trente-quatre jours, il avoit fait, depuisPeking, trois mille deux cens treize lis. La Ville étant environnée de la rivie-re, il la traverſa dans une barque, pour aller prendre ſon logement dans laMaiſon des Jéſuites. Le Supérieur étoit encore à Canton;& cette Mifſionn'ayant point d'autre Prétre, notre Voyageur paſſa le jour de Noël, aban-donné à lui-meme,& ſans entendre la Mefſe. Dans le cours de Taprés-midi,ſa curioſité lui fit viſiter un grand Palais qui ſe nomme en langue Chinoiſe,IEeole ou l'Académie de Confucius. A Pentrée de la grande falle, un de ſesdomeſtiques, qui étoit Chrétien, ne laiſſa point de s'agenouiller devant la ſta-
Gtue de ce Philoſophe pour l'adorer]J. Gemelli lui ayant reproché cette action,
comme une deteſtable idoltrie, ſa réponſe fuc(b) que les Miſionaires la per-mettoient aux Chinois, à titre de témoignage purement extérieur de leur eſti-me& de leur vénération pour un grand homme. I.- Auteur n'eut rien à repli-quer, parce qu'il ſe rappella les diſputes qui ſubfiſtoient alors entre les JéſuitesCtx
(2) Angl. Uſchimen. R. d. E.
(f) Cöeeſt la mesme apparemment qui eſtnommée Kyen-chang-byen dans les Cartes. El-le eſt àla même diſtance de la riviere,& d'ail-leurs il m'y a point d'autre byen dans cetteroute.
(x) Hy a ici quelque faute; car la JangueChinoife n'a point d'r.
(b) Angl. Ce miſérable, comme l'Auteur
l’appelle, lui repondit&c. R. d. E.
[1) 1 28 A teurs An glaieh 7 décl 2 ſei
(2) Les Auteurs Angloils ſe déclarent ieide l'ancien ſentiment des Jéſuites,& prten-dent qufil n'entre point d'idolatrie dans unecérémonie extérieure, qui m'eſt qu'une mar-que de reſpect civil; d'autant plus que la Sta-tue de Confucius n'eſt pa s un Temple,&qu'on ne lui adreſſe ni prieères ni d'autres actesde dévotion(1).
(1) Le Traducteur toüjours zéle pour les Jéſuites, n'a traduit de la Note des Auteurs Anglois, que ce quipouvoit- favoriſer ces bons Pères. II a prudemment ſupprimé tont le reſte, que nous nous ctolons obligés derzétabiir, en rapportant ceite Note en entier.
„ Les Jéſuites, diſent nos Auteurs, prétendent,& avec raiſon, qu'il n'entre point d'idolätrie dans une cé-„ 1emonie, qui n'eſt qu'une ſimple marque de reſpect civil; puisqus la Statue de Confucius n'eſt pas dans un„ Temple,& qu'on ne loi adreſſe n'y pfières n'y d'autres actes de Devotion. Cependant tel eſt l'aveuglement„ ou la malice des Papiſtes, que s'obſtinant à appeller cetie Ceremonie, Idolatric, ils ſoütiennent en même„ tems, que ce men eſt point une de vagenouiller devant leurs Images, dans lEgiiſe, ou dans quelqu'autre en-„ droit deſtine au ſervice divin, de leur adreſler des prieres, de ſe proſterner devant-elles, de les baiſer, de leur„ oftrir de Pencens,& de faite d'autres actes ſemblables, qui ſont tout autant de m rques inconteſtables d'un„ veéritable culte: Rien ne fait mieux voir quels Hypocrites& quels Iinpoſteurs ſont les Miſſionaires, qui con-„ damnent par haine pour les Ieſuites la condeſcendance de ces derniers à l'egard des Profelytes Chinois, pen-„, dant que les Ieiuites cus-memes, qui ne ſont pas moins zelés defenſeurs que les auttes de l'Idolaätrie de l'E-5, gliſe Komaine, n'öſent pas rétorquer contreux cet Argument. K. d. E.——NNNNNN;
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3 8. 8 9 2
(1) Agngl. De Nan-chang- fis„ Caremi,(2) Angl. Tau-K)ang. K. d. E.
0 2
GemELELI CA-RERI.
1695.
Sin-Kyen-hyen.
Nan-chang-
tu.
Maiſon desJéſuites.
Ecole deConfucius.
L'Auteurs'explique ſurle culte qu'onlui rend.