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Tome septième.
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BE; EA ceHIINöI. En r. Nir. 309h

maines. Elle commengça le ſoir, à l'apparition de la nouvelle Lune. On ſonna ISERK NDchabord la groſſe cloche du Palais Impérial„ on battit de pluſieurs grands IDEs.tambours qul ne ſervent que pour les cerémonies de cette nature(b),& lon 169*3.fit pluſieurs décharges d artillerie. Aufſi-tõt le peuple& les Habitans de tous Feteles ordres firent éclater leur joye par toute ſortes de feux d artifice, qui fu- nuelſt&e ſs be⸗-Srent accompagnés du bruit des inſtrumens(i). Luſage des Lamas ou des] Pré⸗- ſages.tres[Idolâtres] dont le nombre eſt ineroyable, eſt de ſonner de la trompet-te dans leurs Temples& leurs cloitres. Auſſi nentendit-on pas moins de bruit,depuis dix heures du ſoir juſqu'au lendemain à midi, que dans la chaleur d'unebataille entre deux armées de cent mille hommes.PENDaNT le jour, les rues furent remplies de proceſions, ou l'on portoit. Proceſlionsdes ſtatues de toutes ſortes de formes. Elles gtoient précédées& ſuivies parun grand nombre de Lamas ou de Pretres, qui portoient des encenſoirs& deschapelets. Les tambours, les timballes, les trompettes& les autres inſtru=mens de muſique étoient inombrables. Ces proce ſions, que Auteur appel-le diaboliques, durerent trois jours entiers, pendant leſquels toutes les bou-tiques furent fermées& le commerce défendu ſous de rigoureuſes peines.i ne voyoit, de toutes parts, qu'une foule de peuple des deux ſexes,&ſur-tout de femmes, qui fe promenoient dans les rues ſur des änes, ou dansles chaiſes ouvertes, à deux roues. Leurs ſervantes étoient affiſes par der-riere, les unes chantant, d'autres jouant dune ſorte de corne-muſe. Danscette ſituation, quantité de Dames ne faiſoient pas dificulté de fumer pu⸗-liquement du tabac. La Province de Peking eſt le ſeul endroit de la Chi-ne ou les femmes paroiſſent en public, ſur-tout dans la Ville, qui mweſt ha-itée que par des Tartares; car les Chinois ne ſont ſoufferts qu'aux environsdes murs& dans les fauxbourgs, ou ſont les principaux marchés& les placesbubliques. bQvrrounEs jours aprées la célébration de cette fete, l'Empereur fit aver- LSmbaffah.tir PAmbaſſadeur, par deux Mandarins, de ſe tenir prét à recevoir ſon au⸗- deur recoitdience de congé le lendemain, dcux heures avant le jour. Suivant cet ordre, 1 1 etrois autres Mandarins vinrent le prendre à cheval; trois heures avant le jour; 1“2le conduiſirent à la porte du Palais, d'ou 1l fut introduit à pied dans la troi-liéme cour. On le pria de s'aſſeoir, tandis qu'on lui fervir de la decoction Circonſtan-“e feves ou du caffé(½), qui eſt la liqueur en ufage au marin. On voyocit.paroitre, dans la quatricme cour, les principaux Officiers de l'empire, vêtuse leurs plus riches habits, à la mamlere des Tartares Orientaux ou Mon-galr(2),& placés, ſuivant leur rang, du côté de'Eſt& du Sud.AHMBAssADEUR fut conduit parmi eux à la pointe du jour. Apreés a-voir attendu peſpace d'une heure, il entendit la marche de Sa Majeſté Impé-dlale, qui s'approchoit au bruit d'un- concert de fifres& d'une ſorte de luths.Dn n'’etoit point dans la falle ou 1-Ambafſadeur avoit eu ſa premiere audiencee lieu de Paſſemblée etoit la cour meme, où l'on avoit élevé pour cette oc-caſion

(b) Angl. pour leur culte idolatre. R. d. E. avoient pris pour des féevês communes. R d. B.bo8ö) Angl. d'un nombre prodigieéux de Tam-(1) Les Mongals, ou Mong ols„[ou Mogols,]tS. R d. E. ou les Mongles, ſont des Partares, occiden-E K.) †l. baroit ick que c'etoit eſfectivement taux; mais le Pays qu'ils habitent, eſt comptéCafté, que les Ambafſadeurs Hollandols aujourd'hui dans la Taxtarie orientale.