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Tome septième.
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456
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GErochAPHIEDE LA CHINE.

Emploi deſa garniſon.

Ses produc-tions.

ven-ngam fu.

Productionsde ſon diſtrict.

Fong-tſyang-fu.

Han-chang fu.

Pieds d'Oursexcellentmanger.

Beauté ad-mirable d'unancien che-min.

Hay-tſing,olſeau deproie.

456 NIO9UIXGSSINIINSLbLEMNPIRE

Villes de la Chine,& les meubles m'ont pas la propreté qui régne dans lesProvinces Méridionales. C'eſt dans cette Ville qu'on entretient les principalesTroupes Tartares qui font deſtinées à la défenſe du Nord de la Chine. Elles yſont commandées par an Iſhaukyan(2), ou un Général de leur Nation, quihabite avec ſa garniſon une partie de la Ville ſéparée de l'autre par un mor,Les Habitans du Pays ſont plus robuſtes, plus braves, plus hardis& meme eplus haute taille que le commun des Chinois; ce qui rend leur milice plus Te-doutable que celle des autres Provinces. Les montagnes ſont ici fort agréables;elles ſont remplies de toutes ſortes de gibier,& de chauve-ſouris de la grofleurd'une poule, qui ſont un met délicieux pour les Habitans. Elles produiſent

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auſſi une forte de terre, que les femmes qui en font un très grand cas] fon. A,

infuſer dans l'eau pour ſe planchir le teint(† 9.

2. XENNGAN-=FU eſt ſituée ſur la Riviere de Ven-ho, dans une plaine foltagréable. Elle renferme dans ſes murs une colline aſſez haute, qui ſe faitremarquer par la beauté de fes édiſiccs. Les montagnes de ce diſtrict diftilentune lqueur bitumineuſe, qu'on appelle huile de pierre,& qui ſert pour leslampes. La richeſſe du Pays conſiſte en martres, en Sables& d autres fourruresprécieuſes. II produit de töutes parts l'arbriſſeau qui porte des fleurs ſembla-bles aux roſes,& dont les Grands parent fort ſoigneuſement leurs jardins.

3. FoNec-TsXANGC-EU tire ſon nom d'un oifeau fabuleux, que les Chinoisdécrivent avec une variété admirable de couleurs,& dont ils portent ſouvent

la figure fur les habits. IIs en ornent auffi leurs meubles.] Cette Ville eſti

fort grande. Ses édifices ſont aſſez beaux, ſon diſtrict bien cultivé,& rendufertile par ſes torrens& ſes rivieres.—

Tovy le territoire de Han- chang: fu, qui eſt grand& bien peuplé, s'étendau long de la Riviere de Tlan, dont les divers bras y portent la fertilité en Par-roſant. Les hautes montagnes& les forets dont il eſt environné, lui ſerventde boulevards naturels. Ses vallées lui fourniſſent toutes les néceſſités de lavie, auffi-bien que du miel, de la cire, du muſe& du cinabre. Les bêtesfauves y ſont en grand nombre, fur-tout les daims, les cerfs& les ours. Lespieds de devant d'un ours y paſſent pour un manger délicieux.

EPAXNCIENNE route qui conduiſoit à la Capitaſe par-deſſus les montagnes,eſt un ouvrage qui cauſe de l'étonnement. II fut achevé avec une diligenceincroyable par plus de cent mille ouvriers, qui prirent le niveau des monta-gnes& firent des arches pour la communication de l'une à l'autre, avec despiliers d'une hauteur proportionnée dans les endroits ou les vallées etoienttrop larges ou trop profondes. Quelques-uns de ces ponts ſont ſi hauts, qu'on

ne peut jetter ſans horreur la vüe ſur le précipice. Quatre hommes à che-.

val] y paſſent de front,& l'on n'a point oublié d'y mettre des gardes fouspour la streté des Voyageurs. On trouve, à certaines diſtances, des Villa-ges& des Hoôtelleries.

LE Haxy tſing ne ſe voit que dans le diſtrict de cette Ville& dans quelquesendroits de la Tartaric. Ceſt un oifeau de proie, qui peut êétre comparé 8nos meilleurs faucons pour Pardeur& le courage. On mwen prend aucun quine ſoit envoyé à la fauconerie de l'Empereur.

DANS

(2) Angl. T'yan-yun. R. d. E.

1 ü& ſuiv. Mémoires du Pêre le Comte, pag. 91-(Ff) Chibe du Père du Halde, pag. 6. 108.