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Tome septième.
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S par raillerie,[tels que Li- jin Tau- tſe& autres' 2 2 1

UNE A eE HIN E, LIV n CnuinI. 435

montagnes, ſans entreprendre de les forcer dans cette retraite. En vain leGouverneur des Provinces voiſines les ſomme de venir rendre compte de leur

Pconduite[ou ſimplement d'envoyer quelqu'un en leur nom.] IIs ne connoiſ-

ſent de régle que leur propre volonté.

Crs Seigneurs ont non-ſeulement leurs Officiers, comme les Lo-los, maisencore d'autres Seigneurs dans leur dépendance, qui, quoique mattres deleurs propres vaſſaux, portent la qualité de Feudataires,& ſont obligés, aupremier ordre, de paroitre en campagne avec des Troupes. Leurs maiſonsn'ont rien d'inférieur à celles des Chinois. Les armes ordinaires des Myau-tſes ſont Tarc& la demi-pique. Leurs ſelles ſont bien faites. Elles ſont plusétroites& plus hautes que les ſelles Chinoiſes, avec des étriers de bois verni.On vante beaucoup la viteſſe de leurs chevaux à la courſé& leur légereté àſauter. IIs ſe vendent fort cher,& les Chinois en racontent des choſes in-croyables.

LEs Myau-tſes qui habitent le milieu& la partie Méridionale de Quey-cheu, différent des précédens par leur condition. Ils ont regu divers noms desChinois, ſuivant la ſituation de leurs Colonies(c); mais on peut les com-prendre tous ſous la diviſion générale de ſoumis& d'indépendans. Ces pre-miers ſe fubdiviſent en deux autres eſpéces; lune, de ceux qui obéiſſentaux Magiſtrats de'Empire& qui font partie du Peuple Chinois, dont ils neſont diſtingués que par une parure de tete, qu'ils portent au-lieu de bonnet.Les autres ont leurs Mandarins héréditaires, ou leurs Chy-hyens, qui é-toient, dans l'origine, Officiers ſubalternes de l'armée Chinoiſe de Hong-vu,Fondateur de la derniére race Impériale,& qui obtinrent, pour récompenſede leurs ſervices, la Seigneurie de quelques Villages(d) conquis ſur la Na-tion des Myau-tſes. Par degrés, ils accoũtumérent les vaincus au joug,& àſe regarder enfin comme autant de Chinois.

Qvorgur la juriſdiction de leurs Mandarins ait peu d'étendue, ils ſontriches& faſtueux. Leurs maiſons ſont ſpacieuſes, commodes& ſoigneuſe-ment entretenues. IIs ont le pouvoir d'impoſer des punitions à leurs Sujets;mais la mort en eſt exceptée;& dans les cauſes capitales, appel eſt ouvertau Tribunal des Chi- füs. Quelques-uns n'ont pas méeme le droit de juger lescauſes ordinaires. Les Myau-tſes du commun s'envelopent la téte d' une piécede toile,& m'ont pour habillement qu'une ſorte de veſte, avec des hautes-chaufſes. Mais les Mandarins& leurs Officiers domeſtiques ſont vétus commeles Payfans Chinois. A l'égard des Myau-tſes indépendans, qui poſſédent unPays denviron quarante lieues de France dans la Province de Quey-cheu, près deLi ping- fu; quoique les Miſſionaires qui furent chargés de compoſer la Carte decette Province euſſent cõtoyẽ leur canton au Nord& à l'Queſt, ils revinrent ſansen avoir vü paroitre un ſeul. Cependant ils apprirent des Mandarins qui gou-vernent les autres, que ces Myau-tſes indépendans, nommes auſſi Seng-myau-iſes(e) ou Te-myau-tſes, oeſt-à·dire, Myau-ſes ſauvages, batiſſent leurs maiſonsde brique, comme les Myau-tſes ſoumis,& ne leur donnent qu'un étage dehauteur; mais que faiſant ſervir le rez-de-chauſſée d'étables à leurs vaches, à

leurs

(c) Us leur donnent auſſi des ſobriquets(d) L'Auteur dit ſigc, ou dix, ou plus.(*) Angl. Sing myau-tſe. K. d. E.

ſemblables.]

Ppp; 3

GzocnapHfEDE LA CHINE.

Par qui ilsſont gouver-

nes.

Autres eſpéces de Myau-tſes.

Gouverne-ment desMyau-tſesſoumis.

Combienles indépen-dans ſont ſau-vages.