VOYXAGES DANS LEMPIRE
HAamMEr. cheur de leur teint. La foule étoit ſi grande autour d'eux, que dans les pre-
1654. miers jours à peine pouvoient-ils ſe faire un paſſage dans les rues, ou tiver un moment de repos dans leurs hutes. Enfin le Général arréta cet empoteme 2 par la défenſe qu'il fit pul i. ner de leur
permiſſion. Cet ordre étoit d' autant8 G. ands portoient la hardieſſe S àfaire un amuſement.
Au mois d'Aoüt, on vit arriver un Envoyé Tartare, qui venoit demanderle tribut. LAuteur, ſans nous expliquer ici les motifs du Roi„ raconte quePrince ſe crut ob ligẽ d'envoyer ſes H is dans une grande Fortereſſe
eſt à ſix ou ſept lieuẽs de Si r,Tartare, c'eſt-à-dire, juſqune montagne nommée NM.trois heures. Elledans les tems de gu 3ſidence ordinaire. ſans craindreſt toſjours fon bur.
oid exceſſ- VERs la fin de Novembre, le froid devint ſi vif que la rivière ẽ tant glacée
1601[vr—„ques 108 he.ze ng⸗ memeées
ie leurs h
rde leurs hutes pour s'en
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iſſer juſqu'au départ du Minikapre. Cette Fortereſſe eſt ſituse ſurang, qu'on ne pe eut monter in: adue, qu elle ſert de retraite au Roi mẽmepart des Grands du- Royaume y font leur ré
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y manquer de proviſions, parce en
ie pour trois ans.
ag haeK⸗ 2 4. 5fik. Comment ony vit paſſer à la fois trois cens chevaux chargés. Le G zenéral, all armé pourils s'en déefen-.
dirent. les Hollandois, témoigna ſon inquiétude au Roi. On leiques cuirs à demi. pourris, qu'ils avoient ſauvés de leur naufrage,]vendre& s'en acheter des habits. Deux ou trois d'entr'eux emplovèrent c 9leur revint de cette vente à ſe procurer la propriété d'une petite hute, qui leurcota neuf ou dix écus. Ils aimêrent mieux ſouffrir le froid, que de ſe voir
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continuellement tourmentés par leurs hõtes, qui les envoyoient cl hercher du
bois dans les montagnes à trois ou quatre lieuéẽs de la Ville. Les autres s' étant
vẽetus le moins m. a1g; a'il leur fut poſſible, paſſerent le reſte de l'hyver comme ils„Ien avoient paſſé pluſieurs autres. 1Seee hn. UE- avoyé Tartare étant revenu à Sior au mois de Mars 1655, il leur futlſs dolam. défendu fous de rigoureuſes peines, de mettre le pied hors de leurs maiſons.Cependant le wels de ſon départ, Henri Jans& Henri- Jean Bos réſolurent deſe préſenter à lui dans le chemin, ſous prétexte d'a Hler au bois. Auffi-tõt qu isle virent paroitre à la téte de ſa troupe, ils s'avancèrent près de ſon cheval;&prenant les réne es 1 me mai in, ils ouvrirent de l'autre leur rob e Coréſi ſienne,pour faire voir par-deſſous'habit Hollandois. Cet incident cauſa d'abord beau-coup de confuſion dans la troupe. LEnvoyé leur demanda fort curieuſementqui ils étoient. Mais ne pouvant ſe faire entendre, il leur donna, par des ſi-
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gnes, Fordre de le ſuivre. L.e ſoir, s'étant informé s'il pouvoit trouver un In-ter on lui parla de Wettevri. II Tenv oya chercher ſur le champ. Wette-vr nar as d' le Roi. On tintun conſeil, dans lequel il fut
6 voyé, pour empecher que ge tte affaire n'allàt
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juſqu'aux oreilles du Khan). Les deux Hollandois furent ramenés à Sior&
s dans une étroite priſon, ouù leur vie ne fut pas de longue durée. Maisleurs compagnons, qui ne les revirent plus, ignorérent ſi leur mort avoit éténaturelle ou violente. Apréès le retour de ces deux Miſérables, tous les autres fu-rent
quent qu'il faut écrire Kban ou Han.