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AVERTISSEMENT
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Màl.. PABBE PREVOST.
=N avançant dans une longue carriére, un Ecrivain,18 qui ma pü donner d'autre garant que fa bonne- foi,Xo doit ſe croire oblige de faire quelquefois remarquer+% àa ſes Lecteurs, qu'il ne les fait pas marcher au ha-3 zard,& qu'ils peuvent également compter ſur ſa di-ligence& ſa fidélité juſqu'au terme.
Oxne parle point de cette fidélité qui conſiſte à publier cha-que Volume dans le tems qu'on ſe le propoſe, c'eſt-à-dire,auſſi-tõt qu'on le déſire,& que dans l'ardeur de plaire au Pu-blic on ſe hazarde quelquefois à le promettre. Il eſt certain qu'unepromeſſe de cette nature ne doit paſſer que pour un engagementconditionel. Ce qui dépend d'un grand nombre de ſecours, qu'ilm'eſt pas aifé de raſſembler(2a), ne peut éêtre aſſujetti à des rè-
les fixes, ni pour la durée du travail, ni pour le tems de la pu-
lication. Nos Bibliothéques, ſans excepter celle du Roi, necontiennent point tous les Voyageurs. On a recours à celles desEtrangers. Comment répondre du zeèle des Correſpondans,&de la diligence des Voitures? D'ailleurs les Figures& les Cartescauſent toüjours quelque retardement, qui vient de la lenteurdes Artiſtes. Ainſi, promettre qu'un Volume ſortira de la Pref-ſe, dans un tems qu'on croit pouvoir nommer, c'eſt s'obliger ſim-plement d'y apporter tous ſes foins;& juſqu'à préſent on n'a paseceü plus de néegligence à ſe reprocher, qu'on ne veut en avoirjuſqu'a la concluſion de l'Ouvrage.
MaAls pour la conſtance eſſentielle, qui regarde le fond dePengagement& la totalité de Pexécution, on ne balance pointà raffürer les Souſcripteurs, qu'un délai de quelques mois paroitavoir allarmés. L'Auteur, répondant tout à la fois de ſes pro-
pres(2) II y aaroit de l'injuſtice à ne pas fai- fois d'apreès les Anglois,& qu'à préſent itre attention que l'Auteur travailloit autre. ne doit rien qu'à lui-même.*† 2