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Tome onzième.
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DE LA HAVYL.

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Remarquesfur le ſournalde la Haye.

qu’'ils y apportent, telles que des épiceries, du cuivre du Japon, de

28 8 VOYAGES DES' FRANGCOIS

avoit été une ſorte de belle pierre griſe qu'ils faiſoient tailler ſur les lieux-& dont ils tranſportoient beaucoup à Batavia(y).CoNvELEAND, qui ſe trouve directement entre Sadraſpatan& 8. Tng.mé, eſt un autre Bourg ouù les Anglois entretiennent auſfſi des Ouvriers 1rtoiles. Les vivres y ſont todjours en abondance; C'eſt-à-dire, le riz, 8pois, quelques eſpêces de grains, le ſel, les beſtiaux& la volaille, qu- 0¹y obtient à meilleur compteé qu'en aucun autre endroit de la Cote.. 8MaDRASPATAN, qui s'appelle aufſi Madras, eſt une Ville, Gloignend'une lieue au Nord de S. Thomé, où les Anglois avoient fait élever 8.Fort, nommé le Fört S. Georges, à quatre baſtions réguliers. Elle étoit Sſez peuplée, ſur- tout de Portugais, qui avoient été chaffés de S. Thompar les Moreés(). 8—PaALLIACATE, ou les Hollandois s'Gtoient etablis depuis quarante- cinqans, eſt encore une Ville de la mêeme Côte, qui étoit alors mieux poijplée que celle de Madras. Le Forr, qui ſe nomme Gueldres, étoit àà quatre baſtions. Un grand nombre d'Ouvriers, que les Hollandoisraſſembloient de toutes parts, avoient rendu cette Place conſidérable Pa-ſes manufactures. IIs tiroient d'ailleurs, des environs, une groſſe qualttité de ſalpétre. 1 9OvrsRE le motif de faire honneur de ſes Remarques à'Auteur du- Jour-nal de la Haye, on a celui d'offrir au Lecteur'occaſion d'obſerver les Pro-grés des Etabliſſemens Européens,& de comparer Pétat ou il les trouedans une Relation, avec l'idée qu'on lui en a fait prendre dans une autr-Mais il ne faut pas manquer de ſe ſouvenir ici que Auteur, reſſerré 9S. Thomé pendant le Siége, n'avoit pü étendre les connoiſfances donmhſe vante, qu'aux licux les plus voiſins de cette Ville. II paroit avoir ignq,ré que les Hollandois poſſédent la Ville de Negapatan, qu'ils ont enlexs-aux Portugais dans la partie méeridionale de Coromandel,& les Compton,de Guenepatnam, de Maſuliſpatan, de Pelicol, de Datskorom, de Beonliehonam, de Naguernautis,&c., ou il ſe fait non-feulement un grand Commerg-de toiles de coton, mais encore un débit confidérable des marchandiſe,tain, de la mine d'or,&c. En relevant aufſi les avantages des Etablifamens de cette Côte, il ne devoit pas diſſimuler que le Commerce y.alors expoſé aux violences continuelles des Mores, parceque la plpars-oGouvernemens du Pays étant afferméês, les Fermiers, qui ſe trouvoieſoutenus par les forces du Roi de Golconde, employcient toutes ſortesmoyens pour amaſſer de l'argent. Aufſi les Directeurs Hollandois 8plaignoient ils des vexations auxquelles ils 6toient expoſés,& dont ils 6Pouvoient ſe garantir que par des préſens ſi conſiderables, que la füre 2qu'ils obtenoient par cette voye, ne diminuoit gueres moins les profits ijleur Commerce. Ce fut mêeme le prétexte qu'ils firent valoir, dans la

3 enl(y) pag. 212& 213. mille ſont Catholiques& vivent paifiblens de(2) Si l'on s'en rapporte aux Voyageurs ſous la direction des Capucins, Sae tioAnglois, Madras, ou Madraſpatan, n'a pas tous leurs différends. On verra la defcripmoins de cent mille habitans, donet vingt de cette Ville dans un autre article.