RoOYAUME DE TONOQUIN, L.Iv. II. 359
ſé à des perſécutions qui le forcerent de quitter le Royaume& de retour-A
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ner à la Cochinchine. Dixe ers efforts, qu'il tenta pour ſe rétablir à Lee.n'eurent pas d'autre effet que de lui faire mériter la qualito de Confeſeur deIE Van ngils, par les fatigues& les mauvais traitemens qu'il ne céſſa point
SFeer. Il ſe vit même à la veille d'obtenir la Couronne du Martyre.egrans événemens compoſent la plus grande partie de ſa Relation. Sesremarques, quoique juc dicieuſes, ſur le Gouvernement& les uſages du Ton-quin, paroiſſent Pouvrage d'un homme qui donnoit ſa principale attentionà des ſoins plus importans(m).
DàANs l'’intervalle de ſes entrepriſes Apoſtoliques, il fit un Voyage auxPhilippines, ſans autre deſſein que de profiter d'une occaſion qui ſe pré-ſentoit pour ſe rendre à Macao. Une violente perſécution l'obligeant dequitter la Cochinchine, il s'embarqua le 2 de Juillet 1641, ſur un Vaiſſeauqui faiſoit voile à Bolinao. II entra dans ce Port le 28 du même mois,apres avoir eſſuyé une dangereuſe tempéte. Mais il fut ſurpris de re-mata ner, à fon arrivée, que les Habitans ne comptoient que Samedi 27
e Juil let.„ Il avoit mangé de la viande le matin, parcequ'il ſe croyoit„ au Dimanche;& le ſoir iI fut obligé de faire maigre, lorſqu'on v.„ que le Dimanche& le vingt- huiticme m'étoient que le lendemain. Cet„erreur lui cauſa d'abord beaucoup d'embarras; mais en y penſant un peu,„ il comprit que de part& d'autre on avoit fort bien compté, quoiqu’ il yeüt, dans les deux comptes, la différence d'un jourCE qu'’il y a d'étonnant dans l'embarras du Père de Rhodes, c'eſt qu'é-tant aux Indes depuis ſi long-tems il n'e0t jamais en l'occaſion de faire laméeme remarque. II s'applaudit de l'explication qu'il donne à ſon erreur.„ Quand on part d Eſpagne, dit-il, pour aller aux Philippines, on va toũ-„ jours de l'Orient contre Oecident. II faut par conſéquent que tous les„ jours deviennent plus longs de quelques minutes; parceque le Soleil,„ dont on ſuit la courſe, ſe lève& ſe couche todjours plus tard. Dans„ le cours de cette Navigation, la perte eſt d'un demi jour. Au con-traire, les Portugais, qui vont du Portugal aux Indes Orientales, avancentcontre le Soleil, qui ſe couchant& ſe levant toũjours plutêt, rend cha-que jour plus court de quelques minutes,& leur donne ainſi Pavance dujour en arrivant au même terme. D'’'ou il eſt aifé de conclure que lesuns gagnant& les autres perdant un demi jour, il faut néceſſairement„ que les Portugais& les Eſpagnols qui arrivent aux Philippines par deschemins oppoſés, trouvent un jour entier de différence. Le Pére de„ Rhodes, venu à P'Orient, par le chemin des Portugais, avoit vécu parconſéquent un jour de pios que les Eſpagnols des Philippines. Par laméme raiſon, continue-t'il, de deux Préêtres qui partiroient au mêmejour, un de portugal, vers'Orient, Pautre d Eſpagne vers l'Occident,, diſant chaque jour la Meſſe& arrivant le même jour au méme lieu,„ Pun auroit dit une Meſſe plus que Pautre:& de deux Jumeaux, qui étant
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(i) On ne parle ici que de ſa Relation; Tonquin, dont Baron parle avec eſtime.
car il a publié une Hiſtoire particulière du-
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uteur,
1641I.
aux Philippi-
nes.
Erreur dansles comptesdes jours.
L'Auteu ren explique lacauſe.