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Tome onzième.
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372
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372 VOVAGESDANS LEDescarrrioN Wemshüm 84.vu Tounoux. aScaSccaSsaeaeeaeseoessssseeessshess-See,BARoON.1685. Deſcription du Tonquin... IvrTRopuc- FAI Favantage ſingulier, dans la Deſcription d'un Pays dont PintérieurTIox. eſt peu connu, de trouver un Guide auquel il ne manque rien pour ex-citer la conflance,& dont le témoignage eſt capable même d'òôter tou-

te eſpèce de crédit aux Voyageurs, dont les Relations ne s'accordent8 point avec la ſienne. C'eſt l'idée ſous laquelle on nous le préſente, en8 nous apprenant qu'il étoit au Tonquin, quil y avoit paſſé une gran-

de partie de ſa vie,& qu'il joignoit une rare probité aux lumières de P'é-tude(a). S0X Premier defſein m'etoit pas d'entreprendre une Deſcription de

Eclairciſſe-

mens fur ſa Patrie, mais ſeulement de relever les erreurs du célébre TavernierL'Auteur& qui a pris trop de confiance à des témoignages incertains, dans la Rela-ſur!OQuvra-. 8

» tion qu'il a publiée du même Pays. Ce n'eſt que par degrés,& pour mavoir réſiſter à'ennui de corriger des fautes continuelles, qu'ils'eſt déterminé à compoſer lui-même un Ouvrage, non-ſfeulement plus exact, mais plus curieux& plus inſtructif. Outre le préjugé, qui doit être en ſa faveur, lorfqu'il eft queſtion de repréſenter la fituation, le gouverne- ment, la religion& les uſages d'un Royaume dans lequel il eſt, il Proteſte qu'il s'eſt attaché inviolablement à la vérité, ſur toutes les cho- ſes qu'il a connues lui-meéme;& qu'ayant vécu avec des perſonnes de tous les rangs& de tous les états, il a tiré ſes lumieres, fur les choſes douteuſes, de ceux qu'il a crus les plus ſincéres& les mieux inſtruits. II appelle, pour ſa propre intégrité, au témoignage de pluſieurs Anglois d'un nom reſpectable. IlI demande de indulgence pour ſon ſtyle, qui eſt un premier eſfai dans la langue Angloife(b)(c.). Enfin il domne

les

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(a) Il ſe nomme Baron. Son Ouvrage aEté publié dans le III. Tome du Recueil deChurchill, en 1732.

(5b) L'Editeur n'explique pas ſi BaronStoit Tonquinien d'origine, ou ſeulementAnglois, au Tonquin.

(c) On connoit un nommè Henri Baron, qui

ſuites Miſſionnaires qui regurent ordre defortir de ce Royaumeé. C'eſt ce qu'on re-cueille d'une ſçavante Lettre du Sr. Baronau Sr. Buſchbof, Prédicateur à Batavia, rempliede curieuſes recherches ſur l'antiquité de laReligion des Chinois,&c. Que ce ſoit lui,ou peut-etre ſon fils, qui att compolſé cet-

Stoit au ſervice des Hollandois,& qui ac-compagna en 1655, les Srs. de Goyer& deKeyſer, comme Secrétaire, dans léur Am-baffade auprès de l'Empereur de la Eni-ne(1). Suivant Valentyn, qui dit lavoirappris d'une perſonne très-bien inſtruite, onlui eſt redevable de la plùpart des connoiſ-fances qu'on a de ce vaſte Empire,& dontd'autres Ecrivains ont profité dans la ſuite. En1663., il eétoit Chef du Comptoir Hollan-dois du Tonquin,& il en partit la mêmeannée, avec ceux de ſa Nation,& les Jeé-

(1.) Voöyez le Tom, VII. pzg. 9. de ce Recueil.

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te Deſcription, touũjours eſt- il certain qu'ilnEtoit pas Tonquinien d'origine;& ſon récitle donne d'ailleurs aſſez à connottre.Quant l'OQuvrage mêeme, il mérite certai-nement toute la confiance que Mr. Prevoſtveut qu'on en prenne, quoiqu'au fond, onne puiſſe pas dire qu'il ſoit nouveau, puiſ-qu'à l'exception des erreurs que l'Auteur re-proche à Tavernier,& de quelques- uns deſes détails qu'il ſupprime, la plúpart deceux il entre, font preſque les mêmesdans les deux Relations. Mais ce qu'il ya