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Tome douzième.
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ROYAUME DE SIA M, Llv. II. 25

„ duù elle en a trois ou quatre(°)). C'ätoit pour n'avoir pas connu cesſondes, que nous avions e le malheur d'y échouer. On découvrit en-fin cet abri, après avoir envoyé la Chaloupe ſonder de tous côtés,& leVaiſſeau s'y étoit retiré le 18 de Juillet. Nous l'y trouvàmes, en y ar-rivant le premier jour d'Aoüt. Le Capitaine, les Officiers,& tous lesgens de P'équipage, qui nous avoient vüs aller à la dérive, nous regurentavec les témoignages d'une vive joye. Noôtre abſence& nos embarrasavoient duré dix-huit jours“O travailla ſans reläche à reparer le Vaiſſeau, qui ſe trouva plus mau-vais encore qu'on ne ſe l'étoit figuré. Les Mathématicicns furent averrtis,le 16 d-AoQt, qu'on avoit vü le matin une Cométe vers le Sud-Eſt,&qu'elle avoit paru d'abord avec une queue longue, éparſe,& médiocre-ment éclairée. Ils employérent une lunette de deux pieds& demi à Tob-ſerver, juſqu'au 26, qu'ils celérent de l'appercevoir,& que ſa route parutla mener droit au Soleil(p). 1LAuTEuR ajoüte, fur la Baye de Caſſomet, qu'elle eſt aſſez poiſſon-neuſe. L Ifle, qui couvroit le Vaiſſeau, eſt une grande forêt ſans habita-tions. On trouve fur le rivage, quantité d'huitres attachées aux rochers,des pierres de ponce,& de''eau douce, qui coule ſur un ſable très-fin.Tous ces Pays, remarque Fontenay, qui ſont déſerts dans le Royaume deSiam, ſeroient habités en Europe. Le voiſinage de la Mer,& le grandnombre de Rivières qui coupent de tous côtés ſes Forets, porteroient l'a-bondance dans les Villes: mais, pour s'épargner un peu de travail, onconſent ici que la plus grande partie du Royaume demeure inhabitée.APREs s'tre arretés dans la Baye de Caſſomet juſqu'au 1 de Septem-bre, les Miſſionnaires, forcés de renoncer pour cette année au Voyagede la Chine, revinrent à Siam, pour y attendre le retour de la ſaiſon;&le Pêre de Fontenay partant alors pour la Chine, avoit laiſlé à Bancockles Lettres& les Relations qui furent remiſes au Pêre Tachard.

() Pag. 157.(2) Ces obſervations ont été communiquées à l'Academie des Sciences.

Suite du ſecond Voyage de Tachard.

E fut le 27 du mois de Septembre, que du Queſne mouilla l'ancre àTembouchure du Menam. Tachard, chargé des inſtructions de M. M.les Envoyés, ſe mit dans un Balon avec le Pêre d'Eſpagnac, qui parloitfort bien la Langue Portugaiſe,& un Gentilhomme de M. de la Loubere,qui portoit une Lettre au Seigneur Conſtance de la part de ce Miniſtre. IIStoit accompagné auſſi d'un Mandarin, que les Ambaſſadeurs Siamois en-voyolent à la Cour pour annoncer leur arrivée. Quoique ce Mandarin nefüͤt pas des plus conſidérables du Royaume, il étoit du Palais;& l'hon-neur qu'il avoit de parottre quelquefois devant le Roi, lui fit recevoir degrandes diſtinctions ſur ſa route.„ JIE n'omettrai pas, dit PAuteur, une circonſtance aſſez particulière,„ qui fera connoëtre une partie du caractéere& de Péducation des Siamois.K 2„ Tan-

FoxrENAv-1686.

Ils y retrou-vent leurVaiſſeau.

Le Pays deSiam eſtdéſert,&pourquoi.

Les Jéſuitesretournent àSiam.

TAcRHARp.II Voyage.1687.Le PèreTachard eft

ecnvoye à laCourdeSiam.

Marqueſingulièrs dereſpect pourle Roi.