898 pu-blic de Siam.
Procès&
manière dont
ils ſe jugent.
206 NOYAGE
D ANS I. E
Loubere, qui parott avoir approfondi ſoigneuſement cet article, nous ap-prend que dans les noms Siamois, Ocç eſt un terme d'honneur, qui ſe jointà tous les titres; mais qu’un Suy péri eur ne le donne jamais à un Inférieur.
Ainſi le Roi parlant d'un Oc- Faya, dira ſimple ment HPaya. II ajote que
les Portugais ont traduit tous cesleurs propres uſages.
LE droit public de Siam eſt écrit dans trois Volumes. Lenoms,ELe ſecond a pour; titre„ Pra- Tam-Non.Le troiſiéme,
sappelle Pra-de tous les offices.
des conſtitutions des anciens Rois.
Tam-Ra, contient les
noms
à leur gré, ſans autre régle que
premier„ qui
fonctions& les prérogativesGeſt un recueilnommẽé Pra-R ayj a-Cam-
les f
manot, renferme les conſtitutions du Roi, Père de Leihi qui occupoit le Frõ-
ne à Parrivée des Frang ois.
LEs Siamois n'ont qu'un méeme ſtyle pour tous les ernoiſſent pas la diviſion des affaires civiles& criminelles; ſoit parcea tofjours quelque chaàt iment pour celui qui perd un procès putement cix
11 ne con-qu! il y
ſoit parce qu'en effet les différends de cette nature y ſont 8e.e
F 0US lesné caution.
procès ſe font parComme tout le Peuple
Sr. de la bien examiner,& d'impoſer même
loix& coutumes ſont écrites. C'eſt lui quifait lecture de l'article ſur lequel on juge unprocès;& il eſt chargé par fon emploi, dedreſſer la ſentence.]
Oc-Louang- Clang, qui a ſoin des Maga-ſins du Roi. Gang ſignifie Magaſin. CetOfficier regoit certains revenus du Roi,&vend au Peuple les marchandiſes du Roi,c'eſt- à-dire, celles dont le Roi s'eſt approprié le Commerce; comme le ſel dans quel-ques Pays de l'Europe.
Oc- Louang Cou-ga, qui a l'inſpection ſurles Etrangers. II les protêge ou les accuſeauprès du Gouverneur.
Oe-Loüang, ou Oe- Coune-Cosng. C'eſtle Prevòôt, qui eſt toùjours armé d'un ſabre.Ses Archers font des Kenlais ou des Bras-peints.
Oo-Coune Pa- yà- Bat. Chef des Priſons.Le mot de Pay-d, que les Portugais onttraduit par celui de Prince, ſemble bien avili.Nat-Coug eſt le vrai Geolier. Coug ſignifiepriſon;& rien n'eſt plus cruel que les pri-ſons Siamoiſes. Ce ſont des cages de bam-bou, expoſées à toutes les injures de l'air.
Oc-Coune-Narin. Il commande ceux qui
ont ſoin des éléphans que le Roi entretientdans la Province; car la difficulté d'en lo-
écrit,eſt diviſécipaux Nais ſont les Officiers ou Conſeillers du Tribunal,ben- d'abord ſa Requête au Nai de ſfoner;& celui- ci la préſente au Gouverneur.
ans avoir don-& que les prin-'Aggreſſeur pré-Village, qui la donne au Conſeil-Le devoir du Tchaou-Meüang
& Pon ne plaide pas
par bandes,
pour l'admettre ou la recevoir ſur le champ,un chätiment à celui qui l'auroit préſentée ſans raiſon.Mais cette exacte juſtice ne s'obſerve point à Siam.
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ger& d'en nourrir un grand nombre en-en able, l'oblige d'en avoir da ans pluſieurs en-droits.
Oe- Coune- Nar- rong. C'eſt le Pourvoyeurdes éléphans. Dans chaque Tribunal ſupé-rieur, il y a quelques Officiers qui n'ontfonctions qu'd la mort du Tchaou- Mou du Pou-ran, pour y ſuppléer,ce que le Roi y ait pourvu;& un autredont l'office eſt de lire au Gouverneur lesTara, c'eſt- à-dire, les ordres du Roi. II ya auffi une Maiſon pour les garder; comme,dans l'enceinte du Palais de Siam, on mon!tre un Baàtiment iſolé, où l'on garde totles Lettres que le Roi de Siam regoit 8e82 au-tres Rois.
Outre ces Officiers, qu'on appelle du de-dans, chaque Province a ceux qu'on nom-me du debors, pour le ſervice public. IIsſont tous dans la dépendance du Gouver-neur. Mais ceux du dehors ſont fort au-deſſfous des autres, quoiqu'ils ayent à peuprès les mêmes titres. Chaque Officier dudedans a ſon Lieutenant& ſon Greffier;&le logement que la Cour lui donne eſt ac-compagné d’'une grande ſalle, oùð 8 2ſes audiences. La. Loubere, pag. 259&cẽdentes.