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Tome quatorzième.
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Erantgassg- le commandement de P Amiral de la Haie(d),& repriſe apréès

E PoN-HERY.

1674.

1676.

10 HisenrTIoNDELELA

1

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w un long Siè-par les Hollandois. Ce fut dans cette conjoncture que Martin regut ordrefe rendre à Pondichery(e), où la Compagnie des Indes avoit déja unComptoir, pour y commander les Frangois ſous l'autorité du Roi de Viſa-pour. Baron, Directeur de Surate, qui avoit accompagné l'Amiral de laHaie dans Pexpédition de Ceylan,& pendant les deux Siéges de Saint-Tho-mé(†), prit bien-têt la même route, avec quelques Troupes échappées àla guerre, pour ſe procurer une parfaite connoiſſance du lieu& de ſes a-vantages. II y laiſſa ſoixante hommes. De-là s'étant rendu à Surate, ilécrivit à la Compagnie, en France, qu'au défaut de Saint-Thomé, Pondi-chery pouvoit étre préferé à beaucoup d'autres endroits de la Cte,&que ſi on pouvoit acquérir la propriété de la Place, il ſeroit facile d'faire un Etabliſſement inébranlable.

MaARTIN n’'eut pas peu de peine à ſe ſoQũtenir avec ſi peu de forces.Cependant, pour ne pas laiſſer tout-àa-fait inurile le fond que la Compa-gnie lui avoit confié, il en donna une partie à intérét à Chirkam-Loudy,Gouverneur de cette Contrée pour le Roi de Viſapour, ſur le pied d'un&demi pour cent, par mois; profit qui ſervit à remplacer ſes dépenſes:&n'en étant pas moins convaincu des avantages de ſon poſte, il ne ceſſoitpas d'écrire à la Compagnie, qu'il n'y avoit aucun endroit de cette Coted'ouù elle püt tirer plus facilement& à meilleur compte les guinées& lesſalempouris().

Av commencement de l'année 1676, Chirkam-Loudy, qui étoit entié-rement dans les intérêts de la France, prévoyant quelques démélés qu'il ne

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de

pouvoit éviter, avec le Gouverneur de Gingy(5b), qui eſt la Capitale de

la Province, à une journée de Pondichery,& ne doutant pas que le Comp-toir Frangois ne füt expoſé aux inſultes de la guerre, envoya trois censSoldats à Martin, pour y demeurer ſous ſes ordres. Comme les Frangoisoccupoient une Maiſon ſpacieuſe, mais ſans défenſe, ce Général leur con-ſeilla de s'y fortifier,& la dépenſe de ces premiers ouvrages ne montaqu'à ſept cens écus.

MaR-

(⁴) M. l'Abbé Guyon ſe trompe en don-nant la qualité de Directeur de la Compa-gnie à M. de la Haie, qui étoit un Officiermilitaire, mort depuis au Siéège de Thion-ville, avec le grade de Lieutenant Généraldes Armées du Roi. II ne ſe trompe pasmoins, en le faiſant aller à Pondichery aprèsla reddition de Saint-Thomé. M. de la Haiefut renvoyé en France par les Hollandois,ſur un de leurs Vaiſſeaux, ſuivant la capitu-lation.

Nota. Dans un autre endroit, l'AbbéGuyon traite M. de la Haie de Viceroi;&ſi le reproche qu'on lui fait ici étoit fondé,ce ſeroit la faute du Mémoire des Archivesde la Compagnie, dont il donne la Copie.Mais, ne ſe peut-il pas qu'il y eũt deux dela Haie,& que le Directeur fut le même que

Dellon nomme M. des Hayes? R. d. E.

(*) Lorſque les Frangois y arriverent,cette Place ſe nommoit Boudoutſchery,& c'-toit fort peu de choſe. Ce fut le DirecteurMarcara qui y établit le Comptoir, en 1670,aprés en avoir établi un à Maſulipatan, en1669, par un Traité avec le Roi de Gol-konde.

(f†) Geſt M. Prevoſt qui ſe trompe,&Dellon nous apprend que Baron étoit reſté àSurate, d'oQ il ne partit que le 8 de Fe-vrier 1673, pour aller au ſecours de M. dela Haie. R. d. E.

(g) Eſpèces d'étoffes. Hiſtoire des Indes,ubi ſup. pag. 215.

(5b) Ce Gouverneur Ctoit frère de Caveſ-kam, dont on a parlé dans 1'Hiſtoire de DonPedre de Caſtro, au Tome précedent.