PRESOUISLE EN DEçCA DU GANGE, Lrv. III. 75
fier encore cette Capitulation à la ſortie des Frangois,& ils s'engageoientde leur remettre les Déſerteurs qu'ils pourroient arréter, à condition de leuraccorder leur grace.
LEs cinq nouveaux Articles ajoũtés en conſéquence du nouvel arrange-ment, portoient; 10. Que le Conſeil de Pondichery donnoit ſa parole de te-nir les Articles du Traité dont M. de la Bourdonnais lui avoit en voyé copie,autant que les Anglois tiendroient la leur. 20. Qu'on s'engageoit à évacuerMadras, dès que les effets de la Compagnie de France en ſeroient dehors, auplus tard à la fin de Janvier,& qu'on laiſſeroit les Fortifications dans le mêmeetat. 39. Que le Gouverneur& tous les Employés& Habitans y pour-roient faire leurs affaires& leur Commerce, tant par Terre que par Mer.42. Que M. Dupleix& fon Conſeil recevroient les Otages, ainſi que lesBillets de ſix cens mille pagodes, payables à Pondichery, par le Conſeilde Madras,& les Lettres de change de cinq cens mille pagodes ſur laCompagnie des Indes d'Angleterre. 5°. Que la Rade de Madras ſeroitſure jufqu'à'évacuation de la Place, pour les Marchands des deux Nations.
Ir fuffira d'obſerver, par rapport aux Articles que demandoient M. M.de Pondichery, qu'ils ſe rendoient mattres de ne jamais évacuer la Place,en ſtipulant, ſans fixer de terme, qu'elle ne pouvoit étre evacuse, que lorſquele partage ſeroit entierement fini, puiſqu' ils pouvoient le faire durer autant qu'ilsvoudroient. Une ſeconde condition du même Article portoit, que la Radede Madras ne pourroit étre fréquentee, po les Vaiſſeaux Anglois, qu' après P'evacua-tion, ce qui Ötoit aux Anglois la liberté de leur Commerce,& en méêeme-tems le ſeul moyen de faire les fonds néceſſaires pour payer la rangon.
Dans un autre Article, M. M. de Pondichery déclaroient, qu'ils ne rece-vroient ni Billets ni Otages,& que le Sr. de la Bourdonnais Ssen chargeroit ſurJes Laiſſeaux; Mais cette propoſition étoit impraticable, puiſque les Ota-ges& les Billets ne pouvoient éetre délivrés qu'au moment de l'vacuation;tems auquel M. de la Bourdonnais ne devoit plus être à Madras pour lesrecevoir. Enfin 1'Article qui le revolta le plus étoit, que le Conſeil praten-
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Mit ne rien ſigner avec les Anglois,& ne vengager qu'avec le Sr. de la Bourdon-g. Ce dernier ſentit que ces Meſſieurs étoient dans la perſuaſion qu'ilinſiſteroit pour qu'ils ſignaſſent les Articles; qu'il nattroit de-là de longuesdiſputes,& qu'il ſeroit forcé de quitter Madras, ſans avoir mis le ſceauau Traité. Alors, fuivant leur ſyſteme, ils ſe croyoient en droit derompre la Capitulation, apréès les proteſtations qu'ils avoient faites;&par Ce moyen, is comptoient ſe ménager une eſpéce de liberté de traiterMadras à diſcrétion, lorſqu'ils en ſerolent en poſſ-
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eſſion.Maàls pour rendre leurs fineſſes vaines, M. de la Bourdonnais réſolut des'en tenir aux en 1
agemens qu'ils prenoient avec lui,& qui devoient né-
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cellairement les TFendreée Sarans de 1 Exécution du 1 ralte.( eſt objet Ca-pital qu'i
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propoſoit,& cet objet ſe trouvoit pleinement rempſi, ſoitres de M. M. de Pondichery, ſoit par le premier des ArticlrFE 1
esloient,& qui etoit congu en ces termes:„ Le Conſeil s'en-„ gage& donne ſa parole, de tenir les Articles dont M. de la Bourdonnais
„ lul a envoyé Copie, autant que M. M. les Anglois tiendront la leur
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DraRxmRFsgGorRREs DELIINDE.SUpPLEMENT.1746.NouveauxArticles qu'on
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Demandesabſurdes deM. M. dePondichery
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