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Tome quatorzième.
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PRESOUISLE EN DEçA DŨ GANGE, LIv. III. 95

fur la vérité d'une Religion, dont ceux qui en faiſoient profeſſion étoientcapables de s'abandonner à de pareils excès(L).

CEPENDANT'Armée de Nazerzingue, qu'on diſoit êétre forte de plus detrois cens mille hommes, mais mal diſciplinée, s'avangoit à grands pas dansle Pays. Ses premières Troupes, compoſées de Marattes, au nombre d'viron vingt-mille hommes à cheval, attaquerent celles deprês de Sidambaram,& en firent un grand carnage; mais la bonne conte-nance des Frangois, qui formoient l'arriére-garde, ayant mis les Marattesen déroute, toute Armée gagna les murs de Pondichery, ſous leſquelselle campoit au commencement du mois de Mars de cette année(i).

Vnns la fin du même mois, Nazerzingue étant arrivé avec ſon Armée, àvingt miles de Pondichery, les Anglois du Fort Saint-David réſolurent delui envoyer une Ambaſſade; mais avant que les préſens puſſent être prèts,on fut informé que toute la Garniſon de Pondichery étoit ſortie de cettePlace, pour joindre Mouzaferzingue& Sander-Saheb, dans le deſſein delivrer bataille à Nazerzingue. Sur cet avis, une partie de la Garniſon deSaint David fut détachée, ſous les ordres du Major Laurence, pour aller auſecours du Nabab. Dans le même-tems, Mahomet-Aly-Kan vint le join-dre avec les Anglois qu il amenoit de Tirichinapaly,& un Corps de ſesPropres Troupes. Le 4 Avril, les deux Armées ſe trouvant fort prochePune de l'autre, les Frangois commenceèrent P'attaque par quelques coups decanon qui ne portèrent pas. Mais le lendemain, à trois heures du matin,un Détachement de Cavalerie Maratte, qu'on envoya contre eux, répan-dit une ſi grande terreur dans le Camp des ennemis, qu'après deux outrois décharges, ils prirent la fuite, abandonnant la plus grande partiede leur artillerie& de leurs munitions. Comme ils ne furent pas pour-ſuivis, ils firent alte à moitié chemin de Pondichery,& y campérent pen-dant quelques ſemaines. Sur ces entrefaites, Mouzaferzingue ſe rendit,de ſon propre mouvement, auprès de ſon Oncle, qui le retint prifon-nier().

Dans le méme-tems les Députés du Fort Saint-David arrivéèrent auCamp de Nazerzingue. II furent regus avec de grandes proteſtationsd'amitié,& bsaucoup de belles promeſſes, qui n'aboutirent cependant à rien;ce qa'on attribaoit à'mfluence de Shäib-Navaz-Kan, Premier Miniſtrede Nazerzingue, qui trahiſſfoit ſon Mattre. Lobjet de cette Ambaſſa-de étoit de demander la conceſſion de quelques revenus, pour bonifierles dépenſes des ſecours que les Anglois donnoient au Sgirkan, ou Gou-vernement du Pays; Mais cette grace leur ayant été refufée, les Dépu-tés revinrent avec les Troupes, au Fort Saint-David, le 1 May, tandisque PArmée de Nazerzingue ſe retira à Arcatte, où elle s'arréta juſqu'aumois de Juillet. Dans cet intervalle, les Frangois& leurs Alliés ſe ren-

dirent

n.811

2 Sander-Saheb,

(. 5b) Mionnaires Danois.

(i) Ibid& Genuine Arcount.(*) Genuine Account. Les Lettres de Pon-dichery regues en Europe, porteut que fonOncle Pavoit engagé dans une entrevüc. LesMiſlionnaires Danois diſem fimplecment qu'il

ſe t priſonnier. Qui ſcait ſi ce ne fut pointune politique de la part des François, pourmieux aſſürer le ſuccès d'une conſpirationqu'on verra bien-tot éclorre contre Nazer-zingue?

DenxikuarsGoERREs DE1. IRDE.SuUPPL.EMENT.1750.

Nazerzingueavec une puiſante Armée.

Les Angloislui envoyentdes ſecours.

Les ennemisprennent la

fuite.

Demande desDéputés An-glois à Nazer-zingue.

Refus quileur fait reti-rer leursTroupes.

Conquèêtesdes Frangois.