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Tome quatorzième.
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PRESOUISLE EN DECA DU GANGE, Lrv. III. 105

„ heureux Prince pour le ſoũtenir au beſoin, appercevant du deſordre Deawmnss„ dans ſes Troupes, attaquerent les Patanes,& les obligerent de prendre Fe.„ la fuite. SuprLEMENT.„ Auss.-r0r que la nouvelle de la mort de Mouzaferzingue fut répan- 751.„ due, tous les Chefs des Alliés s'aſſemblêerent,& ſentant de quelle impor- gaiabetzin-„ tance il étoit, de ne pas laiſſer long-tems ſans Mattre, une Armée ſi nom- gue, frêre de

„breuſe& compoſée de tant de différentes Nations, ils ſe réunirent tous„ en faveur de Sayet-Mobamet-Kan- Babhadour. Salabetzingue, frère de feu Na-„ zZerzingue. II fut préeferé au fils de Mouzaferzingue, parceque ce jeune„ Prince étoit àgé ſeulement de trois ou quatre ans(4); mais on lai aſſu-„ ra une forte penſion, de meme qu'à ſa Mère, ſur les revenus d'un vaſte„ domaine.

„ LoksocE le nouveau Nabab, Salabetzingue, eut été reconnu, en„ Cette qualité, par toute'Armée, il envoya chercher M. de Buℳ, Com-„ mandant du Détachement des Troupes Frangoiſes;&'ayant fait aſſeoir„ entre lui& ſes freres, il lui demanqa l'amitié des Frangois(r). II lui„, dit qu'il confirmoit toutes les donations que fon Prédéceſſeur leur avoit„faites;& il ajoũta, que rien ne borneroit l'étendue de ſa reconnoiſſance,„ſi les Frangois vouloient l'accompagner juſques dans ſes Etats, ainſi qu'ils„ y étoient diſpoſés pour Mouzaferzingue. Comme il n'y avoit point de„ parti plus avantageux à prendre, que d'entrer dans les vües du nouveau„„ Nabab, on ſe mit en marche pour le ſuivre. Pendant la route, il„ envoya, à Pondichery, les Paravana, ou Titres de propriété, de Ma-„ fulipatnam& de ſes dépendances,& de l''Ifle de Divi, qui avoient été„ Concedées par ſon Prédéceſſeur(). Le Gouverneur du Fort de Canoul,„ fitué ſfur le chemin de Pondichery à Golkonde, voulut faire quelque„ réſiſtance; mais un petit nombre de Frangois, commandés par les Srs.„„ le Normand& Kerjean, emporta le Fort d'afſaut. Quelques jours a-„» Prés Cette expédition, on regut avis, qu'un Chef des Marattes, nom-„ mé Bajiro(t), à la téte de vingt-cinq mille hommes, ſe préparoit ໄ attaquer Salabetzingue. Ses menaces, qui ne tendoient qu'à tirer delui une ſomme conſidérable, s'évanouirent à v'approche de l'Armée. Ram-„ des-Pendet, Premier Miniſtre de Mouzaferzingue,& qui avoft paſſé, en„ Cette qualité, auprès du nouveau Prince(v), fut chargé d'aller traiter

„ avec

Nazerzingue,eſt Elu Nabahà ſa place.

Il recherchel'amitié desFrançois,&confirme lesdonations deſon Prédéceſ-ſeur.

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Alliancequ'il fait avecun Chef Ma-ratte.

(7) L'Auteur du Nederl. Gedentboek, a maltraduit ce paſſage, en mettant le frère de Na-zerzingue pour Ie fils de Mouzaferzingue.

(r) On a remarqué que Nazerzingue avoitencore trois fréres, qui furent faits priſon-niers par Mouzaferzingue,& ceci le confirme.S'il doit paroitre fort naturel, que Salabetzin-Zue, inſtruit par le malheur de ſon frère, re-cherchat J'amitié des François; il m'eſt pas ſifacile à comprendre, comment ceux-ci pou-voient la lui accorder, au prejudice du légitimeberitier, pour parler comme eux; mais ils eventencore eux-méêmes la difficulté, en ajoütant,„, qul n'y avoit point de parti pus avantageux

XITV. Part.

„ à prendre, que d'entrer dans ſes vües'.

(r) Cette confirmation eſt tout auſſi de-fectueuſe que la donation même, parcequele nouveau Nabab n'avoit pas été reconnu parla Cour Mogole.

(t) Ceſt peut-être encofe le Raja Badgira,que M. Otter dit étre mort environ l'an 1739.Voyez nôtre Note(5b), ci-deſſus, pag. 30.

(v) Pourquoi ne pas prendre plutêt Shah-Navaz-Kan, qui avoit été ſi fidéle à Nazer-zingue ſon fréêre? IIl ne paroit pas que h

recommandation de M. Dupleix, en faveurde ce Miniſtre, ait e beaucoup de poidsauprès des deux derniers Nababs.

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