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Tome quatorzième.
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PRESQOUISLE EN DECA DU GANGE, Lrv. III. 143

lebre Etabliſſement Anglois de Madras-patnam, ou Madras(), autrementle Fort St. Georges, dont on ſe diſpenſe de faire la deſeription, aprés avoirdonné déja un Plan exact,& une longue Relation du Siege de cette Ville.Sa fituation eſt à treize degrés& environ quatorze minutes de Latitude.On ne s'arrétera pas davantage à Palliacate(1), ou eſt le Fort de Gueldre,qui appartient aux Hollandois, parce qu'il en a été aſſez parlé ailleurs(m).Mais quelques remarques fur Pintérieur des Terres, figurées dans nôtre Car-te entre S. Thomé& Palliacate, ne doivent pas être négligées.

LàA Riviere qui ſe jetté dans la Mer, au Sud de la premiere de ces Villes,ſort d'un Lac fameux, nommé S&bemedu-vabkkam, ou Sembaram-pakkan, qu'on ditavoir été creuſé par ordre du Roi Choren, ou de ſa ſœur,& qui eſt à qua-tre ou cinq lieues de la Cêôte. De Madras à Palliacate, dont la diſtanceeſt de huit lieues marines, un Canal ſépare le continent du rivage, ſur lequelon prétend que la Mer travaille& le dégrade. Ce Canal regoit deux Ri-vieres, dont la premieére, nommée Cortelaer, vient du Lac de Käweri-pakkam,nom d'une Ville ſituée à un mile de ſon bout méridional,& à ſix d'Arcat-te. Le Cortelaer traverſe la langue de terre, environ par le milieu,& ſejette dans le Golfe de Bengale. La ſeconde Riviére ne paſſe point le Canal;mais l'on n'en marque ni le nom, ni la ſource, qui eſt fort éloignée deTautre.

Au Nord de Palliacate, un grand Lac de huit lieues de longueur, qu'onnomme Fritang, de méme que la petite Ifle qu'il renferme, décharge ſeseaux dans la Mer tout prés de cette Ville. Ce Lac, obſerve M. d'Anville,mwavoit point paru dans les Cartes avant celles qu'il a publiées; défaut queM. Green attribue à l'indolence des Hollandois, qui, uniquement occupésde leur Commerce, ne s'embarraſſent guêres de cultiver les Sciences. Ce-pendant Havart& Valentyn parlent des Mles Eritan, comme appartenantà la Compagnie; mais la Carte du dernier les place, par erreur, dans le Gol-fe. Des l'année 1726, les Miſſionnaires Danois avoient fait connoitre leLac& UIfle, qu'ils nomment Erutam,& qui eſt remplie de ronces& deſerpens. Les Hollandois y ont un Village; ils font cette promenade dansdes Chaloupes. Le Lac regoit pluſieurs Rivieres, dont on ne connoit pasle cours.

On ne fauroit s'empécher de dire un mot du Pagode de TIiru- peti(n),ſitué à-peu-prês vis-à-vis de Palliacate, quoique la diſtance ſoit denvirontrente lieues Frangoiſes. Ceſt un Temple des plus fameux, en un mot laLorette de cette partie de'Inde(0). IL. emplacement de Tiru-peti connu,une indication poſitive, qui ne le met qu'à une lieue de Chbandegri, a décou-vert, en dernier lieu, à M. d'Anville„la véritable ſituation de cette ancienneCapitale du Royaume de Biſnagar, ou Narſingue, ignorée juſques-là des

Géo-

(k) Les Indiens la nommoient ancienne-ment Chinne-patnam.

(1) Selon les Miſſionnaires Danois, ſonnom Indien eſt Parrey-Takkaru; mais les Hol-landois écrivent Palleam- WMedam-Caddou;ceſt: àdire Vieille Fortere ſſe.

(m) Voyez le Tome XIII. pag. 27.& le

Plan du Fort de Gueldre qui s'y trouve. Ona remarqué que c'Stoit autrefois le Siege duGouvernement des Hollandois ſur cette Cête.(n) Les Miſſionnaires Danois écrivent Tiru-podi, qu'on nomme communément Tripeti.(°) Voyez ſur Tiru-peti le Tome XIII.pbag. 460.

DEschrrrorDPEILA COTEDE CoOROMANO-DEL.

* Palliacate.

Lac deShemedu-vakkam.

Canal entreMadras&Palliacate.

Lac de Ka.weri-pakkam.

Lac& IſleErikan.

FameuxPagode deTiru-peti