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Tome quatorzième.
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170 VOVYAGES DESFRANCOIS,

Concurfens gu'*zl fait tuer enſuite, ou venf;oncurrens, qu’l fait tuer enlunte, oud- renter

dant cette remarque ne doit pas faire 1

mnnoſer

depuis long-tems, dans une meême M:.nés en ſont facilement exclus, lorſoſe render

avoit ſuc préjles précautions, avec leſquelles iltagnes(r).

Ox regrette que les Députés Frangois n'ayent pas eu la curioſité d'éclair-cir Origine de la Maiſon Royale d vemen; car les grandes Maiſons ſontconnues dans le Mahométiſme,& l'on y trouve des Hiſtoires& des Gé-néalogies qui paſſent pour certaines. Quelques Sgavans ont penſé, parminous, que ce pouvoit étre l'illuſtre Maiſon de Thabatheba, dont ils font re-monter la Souveraineté, en Arabie, juſqu' au tems de Charle-Magne. II eſtſuͤr, du moins, que cette Dynaſtie de Princes, qui deſcendoient d'Aly, arègné dans Yemen& dans Egypte, des le dixième Siècle. Mais 1'Edi-teur de ce Voyage eſt plus porté à juger, que la Race préſente deſcend desMjubiter, ainſi nommés d' Mub, ou Job, Chef d'une autre grande Maiſon,qui a donné aiſfance au fameux Saladin& à ſa poſtérité. Une branchede ces Ajubites règnoit certainement dans l'Vemen, au treizième Siecle.Son Chef prenoit alors la qualité de Calife,& celle d'Imam, qui en eſt in-ſéparable; ce que le Roi d' vemen fait encore aujourd'hui(5).

Cr Prince, fuivant Puſage de tous les Monarques de»'Orient, entretientun grand nombre de femmes, qu'on fait monter juſqu'à ſix ou ſept cens.Pendant le féjour des Frangois, ſon grand àge& ſes infirmités ne l'empe-cherent point d'épouſer encore une jeune Turque, qui n'avoit pas plus deGix-huit ans(t). Son Serrail eſt dans le Chaäteau de Mouab: mais ſesfemmes, qui ſont de diverſes Nations,& parmi leſquelles il y a des Géor-giennes& des Arabes, d'une grande beauté, viennent du Château, au Pa-Hais de la Ville, ou le Roi n'en a pas moins de trente, logées dans un ap-partement féparé. Leur voiture ordinaire eſt un chameau, ſur lequel onmet, à travers, une eſpèce de berceau, couvert d'écarlate,& bien garnide couffins, fur leſquels elles font affiſes ou couchées. Elles ſortent parune petite ouverture, qui eſt fur le devant, le viſage couvert d'un voile.La plapart des femmes du Pays portent, comme dans PIndouſtan, un grandanneau d'or, au bout du nez, qui eſt percé pour recevoir cet ornement,& des cercles, ou des braffelets d'argent ou d'or, aux bras, aux poignets,Kau-deffus de la cheville du pied. Elles ſont tocjours parfumées des odeursles plus fortes;& ne ſe bornant point, comme dans d'autres Pays de 1O-rient, à ſe teindre les ongles fort rouges, elles ſe noirciſſent le deſſous desvyeux,& ſe frottent les mains& les pieds d'une drogue, qui donne, àces parties, une couleur fort vive. Elles fe viſitent le ſoir, comme à Moc-ka: mais les hommes y étant plus jaloux, elles ont rarement la liberté deparoitre ſur leurs terraſſes, pour y prendre le frais. Le Chirurgien Fran-Sois, à qui ſon Art procuroit Foccaſion d'en traiter quelques-unes, les Se

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re an PnTrere, au pre]

(r) Pag. 254(r) Pag. 256.(t) Pag. 261.

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