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Tome quatorzième.
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DE FRANCE ET DE BO0URBON, L v. III. 193

obtenir du moins une diminution des dix ſous par livre. Mais la faveurqu'on leur accorda ſe réduiſit à la permiffion de faire venir du Caffé d'Ale-xandrie, du Caire,& des autres Echelles du Levant, à condition de levendre à la Compagnie ſur le pied qu'il ſeroit en Hollande au jour qu'ils enferoient la vente, à la déduction des fraix& des droits de la Ferme Géné-rale, ou de le tranſporter à l'Etranger. Ce qu'on appelle Calfs de Marſeille,& que l'on achéte des Turcs, ſur Ies Ports de la Méediterranée, n'eſt doncpas différent de celui de Mocka, que la Compagnie vend à l'Orient. L'un& Fautre viennent également de l'Arabie heureuſe, par les Ports de Mocka,d'Hodeida,& Lahaya. Perſonne n'ignore que celui de Bourbon n'a pas laméme qualité, quoique l'expérience apprenne qu'il ſe perfectionne de jouren jour. 1

ON en diſtingue une troiſiéme eſpêèce, inférieure encore à la ſeconde.Ceſt le Caffé qu'on a commencé à tirer de l'Amérique en 1732. Les Ha-bitans de la Martinique, de Saint-Domingue,& de quelques autres Iſlesoccupées par les Frangois, repréſentèrent au Conſeil, qu'ayant perdu de-puis quelques années tous leurs Cacaoyiers, ils avoient fait, pour ſe dé-dommager de cette perte, des plantations de Caffiers, qui avoient eutant de ſuccès, qu'elles produiſoient beauconp Plas de Caffé qu'ils n'en pou-voient conſommer. IIn Axrer du 27 de Septembre 1732, leur permit d'en-voyer leur Caffe en France, dans les Ports du Royaume, à Texception deOrient; à condition néanmoins qu'il y ſeroit en entrepbt,& qu'il n'enpourroit ſortir que ſur la permiſſion de la Compagnie, pour être porté àEtranger. Cette premiere grace ne ſuffiſoit pas, pour mettre les Inſulai-res Frangois en état de tirer de leurs plantations tous les avantages qu'ils enpouvoient eſpérer. Ils ſupplièrent le Conſeil d'y joindre la liberté du com-merce& de la conſommation dans le Royaume: faveur importante, quileur fut accordée par un Arréèt du 29 de Mai 1736, à la charge de payerpour droit d'entrée, dans les Bureaux des Fermes, dix livres par cent depoids, ſans excepter le Caffé qui provient de la traite des Négres(t).

(t) Hiſtoire des Indes anciennes& modernes, Tome III. pages 431& précédentes.

XITV. Part. B b HIS-

SurPLEMENrTA LA DEschIP-TIoN DES Is-LES DE FRAN-CE ET DEBooRoN.