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Tome dix-septième.
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AUX INDES ORIENTALES,LIv. VII. 198

eu la teste coupée,& Arou Gourou Tojoumat, l'un d'entre les principauxLoubounois, fut tué avec beaucoup d'autres, dont on gvaluoit le nombre àcent hommes, ſans le reſte des bleſſés. Quant à la perte de'Ennemi, onmen put rien ſavoir de poſitif, ſinon que le Prince Arou Parang avoit euune bleſſure à la jambe,& que le fils de Crain Bontemenompo étoit parmi lesmorts.

LE Roi de Boni, hors d'état de commander l'Armée en donna laconduite au Roi de Loubou, lui adjoignit celui de Tanetta& Arou Belo;mais à condition qu'ils n'entreprendroient rien qu'avec l'avis du CapitaineHollandois. II ſe tint, au Quartier général, un Conſeil de Guerre, au-quel il fut appelle. On y reſolut que pour faire les approches de Goaavec plus de füreté, on eleveroit des Redoutes& des épaulemens à meſu-re que l'on avanceroit chemin. L Ennemi en conſtruiſit de ſon coté; cequi donna lieu à diſputer le terrain, tantõt dans l'un,& tantòt dans''au-tre endroit, avec plus ou moins d'avantage ou de perte de part& d'autre.Dans un ſecond Combat le Roi de Goa, qui s'étoit trop expoſé, eut leméme ſort que le Roi de Boni avoit eu dans le premier. II fut vigoureu-ſement repouſſé, bleſſé de trois balles& obligé de ſe retirer dans ſa Capi-tale, en laiſſant ſur la place onze de ſes principaux Chefs, dont les tétesfurent apportées au Quartier général des Allies. A Parrivée de deux Am-baſſadeurs qu'il y depécha, on convint d'écrire à ce Prince, à ſon pre-mier Miniſtre& aux autres Grands de ſa Cour, une Lettre, par laquelle lesAlliés les requéroient amiablement, au nom de la Régence, de remet-tre entre les mains du Roi de Boni le Prince ſon Fils, en les affürant qu'a-lors la Guerre ſeroit finie. Ils ajoutoient qu'un acquieſcement à gette de-mande ſatisferoit beaucoup la Compagnie, au lieu que par leur refus ilsſeroient cauſe de l'effuſion ultérieure du ſang innocent qu'il leur étoit ſi fa-cile d'épargner,& dont les Alliés proteſtoient qu'ils ne vouloient êtrenullement reſponſables: qu'au reſte ils pouvoient compter que loin de ſerebuter de leur obſtination, on redoubleroit de force-& de vigueur. Cet-te propoſition, tout à la fois amiable& menagante, n'attira que du mé-pris& des excuſes ſur'inflexibilité d' Arou Parang, qui ne vouloit abſolu-ment point entendre aux raiſons du premier Miniſtre, ni aux perſuaſionsdes Grands du Royaume. On recommenga les opérations,& il fut réſolude forcer Ennemi dans ſes Retranchemens. Aprées deux ſorties infruc.tueuſes, il abandonna celui vis- à vis la Porte de Maraſa, au moment qu'ilétoit menacé d'un aſſaut général. On le délogea de quelques Poſtes au-dela de la Rivière,& les Maroſiens parvinrent à s'Stablir ſi prês de laVille de Goa, qu'ils pouvoient facilement y jetter des grenades.

Daus cette extrémité le Roi de Goa envoya des Ambaſſadeurs de-mander une ſuſpenſion d'armes, pendant laquelle ils s'expliqueroient ſurla réſolution finale de la Cour. On ne leur accorda qu'un ſeul jour derépit,& on les congédia ſans autre eſpérance d'accommodement, ſinonde ſe conformer à la volonté de la Réegence. Quelques jours ſe pafſèrenten négociations pour la ſüreté d' Arou. II exigeoit Penvoi d'une troupede ſoldats qui l'eſcortaſſent, lui, ſa Femme& ſes Enfans, juſqu'au Fort

rrI 1 4 18; 11;4 Mxerv Es 14-, WA. 5 8 2.gsRotterdam,& que les Alliés occupaſſent heyn& Goa, tant pour gvitervwvrr 3 1 1 2 4467 1. Fart.

B b les

VaAN RrzazEv.1710.

Le R Pi deLoubou com-

Celui deGoa eſt blefleà ſon tour.

Tentativeinutile desAlliés pourun accommo

dement-

Suſpenſion

d'armes.