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Tome dix-huitième.
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IIles Lu

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Royaumes.

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avoit q'autres briſans au Sud Eſt; ce qui, joint aux ations ſur leſ-quelles on a reculé rICle de vingt minutes vers le Sud, a rendu l'accès

beaucoup plus ſür. Al'OQueſt du Mouchoir quarré,& üng que ſur la mè-me ligne, on trouve de ſuite pluſien irs grouppes de petites Iſles s aſſez baſſes,entre leſquelles il m'y a 9 zcſaa fois de e paſſage que pgdt des Canots. Lesunes ont regu 8 nom d'*ſles Turques,& les autres celui de Caiques. Maiselles ne ſont pas toutes auſſi pen 5 es qu'on le 89& quelques-unesont méême des Côtes fort ſaines. Un Voy⸗ ageur reſpe ectable(c), en ayantrangé une de fort prês, ſur un nn avire de 400 tonneaux, y remarqu⸗ lanspluſieurs endroits, des Terres 888 Glevées& d'une bonné nature. Les Iſ-jes Turques, qui ſont les plus I ntales, ſe nomment auſſi Amanas. Ellesont des Salines ö 8. t les Anglois de la Bermude& de la Jamai-

que tirent un grand prof t.

LEs Lucayes ſuivent, après les Caiques,& n'en ſont ſéparées que parun débouquement aſſez étroit. Geſt aujor ard'hui le paſſage de tous les Na-vires, qui ſortent du Cap Frangois pour retourner en France. Les plus ocidentales des Lucayes ne ſont ſéparées de la F loride que par un Canal 98n'a nulle part plus de vingt lieues de largeur,& qui tire ſon nom de Baba-ma, la derniere de toutes ces Iſles. De Epuis Je s ravages des Eſpagnols, el-les ſont demeurées ſans Habitans, à Lexc0 eption de e celle de la Providenc.o0ù les Anglois ont un petit Et abliſſement. Mais on y voit une quantitépt vodigier ufe de toutes fortes de gibier. Leurs Côötes ſont auſſi beaucoupplus poif ſſonneuſes que celles des grandes Illes,;& 1 ſur-tout que celles deSaint- Domingue, qui le ſont très peu, ſi ce n zeſt aux embouchures des Ri-vières,& dans l'étendue de la Marée, Ceſt. à-dire, au plus, unquart de lieue; ſur quoi l'on obſerve qu zen aucun endroit des Antillles, leflux ne monte jamais plus de trois p dieds(d).

Ox a déja remarque qu à'arrivée des Eſpagnols, Ifle de Saint-Domin-gue étoit nommée, par ſes Habitans; Quiſgueia& Hayti, deux noms tirésde leur Langue, dont le premier ſig nifioit une grande Terre;& le ſecond,une Terre montagneuſe. Mais elle a perdu run& Pautre, en changeant deMaitres. Ses Conquérans la trouvérent diviſée en cinq Royaumes, indẽé-he endans les uns des autres,& en quelques Souverainetés moins puiſſantes,dont les Seigneurs portoient le nom de Caciques, comme ceux des principa-

les Diviſons. De ces cinq Royaumes, Pun ſe nommoit Magua, qui ſigni-

ſie Royaume de la Plaine. II comprenoit ce qu'on a depuis nommé la Vega-Rdal; ou du moins i en comprenoit le milieu& la meilleure partie. LaV ega- Réal eſt une Plaine de quatre-vingts lieues de long qui en a dix dansſa plus grande largeur. On aſfur e(*) qu'il y coule p. jus de trente milleRivieres, parmi lel quelles il s'en trouve douze, auffi larg ges que PEbre,&le Guadalquivir. Les autres ne ſont que des Torrens& des Ruiſſeaux,dont elle tecoit un prodigieux nombre„d'une longue chaine de Montagnesqui la bornent à Occident;& la plüpart rouloient de v'or avec leur Hable.

Auſſi(g) Le Père de Charlevoix, Hiſlorien de(e) Parthelemi de Las Caſas, qui y avoitI Domin gue. Lip. 1. page 8. fait un long ſejour.) lbidem.