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Tome dix-huitième.
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öEEm1n 1 CU I., L1rv. 1 251que les Ecrivains de toutes les Nations ont continué de nommer 2u-catan, à Pexception de quelques Géographes modernes qui écrivent Ju-

(k) Herrera raconteCaſtillo, qui Etoit ddez, rendit témoigquelques Habitans du I nt de que de Tuca& Ilatli joints en ſemble, on a-ces racines, dont les Indiens font pain, voit fait Tucatla, d'où s'eſt formé le nom deils avoient répondu Tuca& Ilatli. Comme vYucatan. ILbidem.

8„„ 90 2. 4que Bernard Diaz del on a ſcu depuis que parmi eux Mca eſt en1 n. ettet le nom de Ces racin§.& 7 ztli Celui

de la terre ou elles ſe plantent, il jugeoit

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CU

Voyage de Jean de Grijalva,& premiere Dacouverte de la Nuvelle Eſpagne.

FELAsSQUEzZ conçut une ſi haute idée de Yucatan, ſur le témoigna--” ge des deux jeunes Indiens qu'Hernandez avoit amenés de Cotoche,& plus encore ſur la vüe des médailles, des couronnes& des bijoux d'or,qui s'étoient trouvés dans leurs Temples, qu'il ne perdit pas un momentpour ſe mettre en état de pouſſer cette Expédition. IIl arma trois Navires& un Brigantin, ſur leſquels il mit deux cens cinquante Eſpagnols,& quel-qnes Inſulaires de ſon Gouvernement. Juan de Grijalva, dont tous lesHiſtoriens vantent le caractére& phabileté(a), fut chargé du Comman-dement gencral,& regut, pour Capitaines, Pierre d'Alwarado, Frangoisde Monmtejo,& Alfonſe d'-Avila, trois Officiers reſpectés pour leur naiffan-ce, leur courage& leur politeſſe. Les Pilotes furent les mémes qui a-voient ſervi au Voyage d'Hernandez(b).

GRIIALVvAàA mit en Mer le 8 d'Avril 1518.(c). Le deſſein des PilotesStoit de tenir la même route qu'ils avoient ſuivie dans le premier Voyage:mais Etant emportés par les Courans, qui les firent décheoir de quelquesdégrés, ils arrivèrent, après huit jours de navigation, à la vüe d'une Ifle,que ſes Habitans nommoient Cozumel,& qui a retenu ce nom, quoiqueGrijalva lui et donné celui de Sainte: Croix, parce qu'on y aborda le jourqu'on céléebre'Invention de la Croix du Sauvéeur. II s'avanga un peu dansles Terres, pour reconnottre le Pays; mais il n'y rencontra qu'une FemmeIndienne de la jamaique, que le vent avoit jettée depuis deux ans danscette Iſle avec quelques Pécheurs de la ſienne„& que les Habitans avoientréſervée pour Feſclavage, après avoir mafſacré les Hommes dont elle étoitaccompagnée. II apprit d'elle, qu'à la vlle des Navires Eſpagnols, tous lesInfulaires s'étoient retirés dans les Montagnes. Ses prieres la firent con-entir à leur aller propoſer de revenir dans ſeurs Habitations. Mais n'ayantPü leur perſuader qu'on n'avoit aucun deſſein de leur nuire, elle revint prier

les

(2) Quelques Hiſtoriens ſe ſont trompés ratifs dans un autre Port, d'où il mit à laen le faffant Parent de Velaſquez; il étoit voile le 18. II relacha méme encore à Ma-ſeulement ſon Compatriote, étant né comme torran, au Nord de Cuba;& là, ils ſe firentlui à Cuellas. tous couper les cheveux, s'imagi

(5) Alaminos fut nommé premier Pilote. dans les lieux ou ils allolent, ils ne tre

(c) Oviedo le fait partir le 25 de Jan- roient pas de peignes pour ſe les peivier; mais c'eſt apparemment de San-Jago, Herrera, Liv. 3. Chap. x.Capitale de PIſle, pour aller faire ſes prépa-

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