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FERNANDCoRTEzZ.
1519.
Palais d'A-xayaca, Ou
Cortez eft
12.loge.
le viſice Logement.
Son Diſ-cours.
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partie du Nouveau Monde, à chacune deſquelles pendoient de chaque côtéquatre Ecreviſſes d'or. Cette nouvelle faveur fit monter au comble l'éton-nement des Mexiquains. Les complimens furent courts dans cette premie-re entrevüe. Motezuma donna ordre à l'un des deux Princes, ſes Ne-veux, d'accompagner Cortez juſqu'au Logement qui lui étoit deſtiné;&continuant de s'appuyer ſur le bas de l'autre, il remonta dans ſa litiére,pour ſe retirer avec ſa meme pompe. Tous les Hiſtoriens rapportent len-trée des Eſpagnols dans la Capitale du Mexique, au huitiéme jour de No-vembre(c.).
Irs font une brillante deſcription du Logement qu'on avoit préparé pourCortez; c'toit un des Edifices qu' Axayaca, Pêére de Empereur, avoit faitbätir. II égaloit en grandeur le premier des Palais Impériaux. On P'auroitpris pour une Fortereſſe, par la force& l'épaiſſeur de ſes murs, qui étoientHlanqués, par intervalles, de tours& de parapets. Toute l'Armée trou-va facilement à s'y loger;& le premier ſoin du Général fut d'en récon-nottre lui-mêeme toutes les parties, pour y placer des Corps-de-Gar-de,& pour y poſter ſon Artillerie. Quelques Salles, deſtinées aux Of-ficiers, étoient tendues de tapiſſeries de coton; principale étoffe duPays, mais d'un prix fort différent, ſuivant la variété des couleurs& ladéſicateſſe du travail. Les chaiſes étoient de bois,& d'une ſeule piè-ce, variées néanmoins par P'induſtrie des Ouvriers. Les lits m'étoientcompoſés que d'une natte étendue,& d'une autre roulée, qui en fai-ſoit le chevet; mais ils étoient environnés fort proprement de courtines,ſuſpendues en forme de Pavillon. Dans un Pays, où Pon ne connoiſſoitpoint encore les recherches de la volupté, les Princes mémes n'avoientpoint de lits plus délicats.
LE ſoir du mêeme jour, Motezuma, ſuivi du même Cortege, ſe renditau Quartier des Eſpagnols,& fit avertir Cortez, qui alla le recevoir dansla première Cour, d'ou il le conduiſit juſqu'à ſon Appartement. L'Empe-reur s'y afſit d'un air familier,& fit approcher un ſiége pour Cortez. SesOfficiers ſe rangèrent le long des murs,& ceux de Cortez ſe mirent dansla même ſituation. Marina fut appellée pour ſervir d'Interpréte,& Cor-tez ſe diſpoſoit à s'expliquer le premier: mais l'Empereur témoigna qurilvouloit parler avant lui. Son diſcours, tel qu
que les Hiſtoriens le rapportent,renferme tout-à-la-fois beaucoup d'adreſſe&
d'ingénuité(d). La réponſe
de
(c) On trouve quelques legères différen- arrière, il envoya Alvarado pour les preſſerees dans le récit qu'ils font des événemens de fortir, mais qu'il ne s'en trouva aucun,de ce grand jour: mais elles peuvent venir Ibidem.
de la différente poſition de ceux qui les a-(d) Quoique la pluͤpart de ces Piècesvoient obſervés. La ſeule, qui mérite d'e- ſoient ordinairement fort ſuſpectes, on a dẽé-tre remarquée, regarde le nombre des Eſ- ja remarqué que celles-ci paroifſent d'un au-
pagnols, qu Herrera ne fait monter qu'à troiscens,& Gomera à quatre cens, quoique Diaz& Solis en comptent quatre cens cinquan-te. Herrera raconte qu'en ſortant de Tlaſ-cala, Cortez fut ſi ſurpris de voir les EIgnols réduits à une ſi petite troupe, que s'i-
mag
naginant qu'il en étoit demeuré pluſieurs en
tre ordre, parce qu'elles tirent une eſpèced'autenticité, de leur refles Hiſtoriens, qui doivend'une ſource commune.„ Seigneur& vaillant Capi„je puiſſe écouter'öAmbafſade o„ Ce, dom vous êtes le Minif