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Tome dix-huitième.
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EN A MER IQU E, Lrv. I. G 341

tions durent être fort vives, puifqu'à la fin de cette première Audience,1

Je c*

Motezuma bannit de ſa table les 8 de chair humaine(¹). Cependantn’'ôſa la défendre abſolument 2 ſes Sujets;& loin de ſe rendre ſur''article

„ il ſoutint qu'il n'y avoit pa 8* cruauté à 8 aux pieds desriſonniers de Guerre, qui étoient déja condamnés à la mort.tlui faire comprendre que, 1 2- nom de Prcehnän, on dütcompter jaca Ennemis.

Prince donna d'ailleurs peu d'eſpérance de lui voir ouvrir les yeux àt

52, que 1 nönier de Cortez eut ſouventdu Chriſtianiſme ſur la Religion

de ſes Pöres; mais on ne put lui abandonner le principe dans le1 ſe renfer moit toüjours, que ſes Dieux étoient bons au Mexiq que, commeelui des Chrétiens l'étoit dans les lieux ou il étoit adoré. Des les premiers

après avoir fait voir aux Eſpagnols la grandeur& la magnificencede fa Cour, il voulut, par un autre ſentiment de vanité, leur montrer auſſi8 Illes pria néanmoins de s'arréter peu de

le plus Brana de fes Tem aple

tems à PFentrée, tandis qu'il alla conſuſter un moment, avec les Sacrifica-teurs, s'il pouvoit faire““ devant leurs Dieux, des Etrangers quine les adoroient pas. La réponſe ay ant et té qu'ils pouvoient être admis

*

neJeux u trois des plus anGdeux Out S dées plus an-

12

PourvCi qu'ils n'y commiſſent rien d'offenſar nt,ciens Sacrificateurs ſortirent pour'apporter à Cortez, avec la priere qu'onmi faiſoit. Auffi- têt toutes ſes portes de ce vaſte& ſuperbe Edifice s'ou-vrirent en méme tems;& Motezuma prit ſoin lui même d'expliquer, auxEſpagnols, ce qu'il y avoit de plus ſaint& de plus myſtérieux. II leurmontra les lieux deſtinés au ſervice du Temple, l'uſa 5 des vaſes& desinſtrumens ſacrés. II leur apprit le nom de chaque] dole,& le culte par-ticulier qu'on lui rendoit. Quelques- uns n'ayant pu s'empécher de rire, ilfeignit de ne s'en être pas appergu; mais il ſe tourna vers cux d'un airimpoſant, pour arréter leur indiſcrétion par ſes regards. Cortez ne laiſſapoint de lui dire, avec la confiance d'un Miſſionnaire, que s'il vouloit per-mettre un moment que la Croix des Ch retiens füt plantée au milieu du

Temple, il reconnoftroit bientòt que es ces fauſſes Divinités n'en ſou-tiendroient pas la préſence. Les cateurs srvzan irrités d'une pro-tion fi hardie;& Motezuma embarraſſé pour ſa répon ſe, luiaprés avoir paru balancer entre ſon relfentin ent& le deſir 844 ſe con-

indr re, que les Eſpag nols ocebie ent“ au lieu ou ils étoient, l'at-ention qu; ü devoient du moins à ſa perſonne. II fortit auff 8t; 8 s'ar-

tant ſous le Portique, il leur dit, avec moins d'émotion, qu'ils étoientlibres de retourner à leur“ tandis qu'il alloit demcurer dans leTemple, pour demander pardon à ſes Dieux de l'exces de ſa patience.Aprées une avanture ſi délicate, elte⸗ ſe détermina, ſuivant le con-ſeil de ſes Aumôniers, à demander au Ciel des con jonctun res plus favora-bles, pour traiter affaire de la Religion; ce qui n'empéecha point qu'ilde Motezuma, la liberté de changer en Egliſe une des Salles de

lon Quar tier(*).

Ibidem) Solis, ibidem. Herrera, Liv. 8, Chap. 1.

Ce qui g'ypaſſe

Propoſitionhardie de

de Motezu-ma.