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Tome dix-huitième.
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0U DE LA NOUVELLE ESPAGNE, Lrv. II. H-

n'attaquent preſque jamais les hommes. Les Faiſans ſont fort communs Dfscvirrfom

„ ſur la Côte; mais leur chair eſt ſeche& ſans goüt. On y voit d'ailleurs v. Ig.„ une grande varieté d'autres oiſeaux de moindre groſſeur, particulière- oüen 6

„ ment des Perroquets, que les Anglois tuoient ſouvent pour s'en nourrir.Les fruits, les racines& les herbages y font rares. Les Bois fourniſſent„ quelques Limons, des Papas,& une eſpéce de Prunes. La ſeule her-be, qui mérite d'eétre nommée, eſt la Morgeline, qui crott fur les bordsdes ruiſſeaux,& que ſon amertume n'empéche point les Matelots demanger avidement, parce qu'elle paſſe pour un anti- ſcorbutique. On„ prend, dans la Baie, diverſes ſortes de Poiſſons, telles que des Ma-quereaux, des Brémes, des Mulets, des Soles& des Homars. C'eſt

8 le ſeul endroit de ces Mers, où les Avanturiers Anglois ayent pris des„ Torpilles. A l'Oueſt du Port, on trouve une Ville, ou un Bourg, qui„ meſt éloigné que de deux miles de l'endroit où le chemin ſe diviſe. Du„ méme côté, le Pays eſt aſſez étendu,& préſente une eſpèce d'ouver-„ture, qu'on prendroit de loin pour un ſecond Port; mais, en appro-„chant, on ne voit que deux Montagnes, qui rendent ce terrein comme„double,& qui étant jointes par une Vallée, ne laiſſent entr'elles ni„ Port, ni Rade(†)“.

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Ir a paru néceſſaire de rappeller ici cette deſcription, parce que, de l'a-veu de tous les Voyageurs, la connoiſſance du Port de Chequetan eſt d'uneextrêème importance pour la Navigation. C'eſt le ſeul mouillage für pourles Etrangers, dans une fort grande étendue de Côtes, à exception d'A-capulco, qui eſt occupé par les Eſpagnols. On y peut faire tranquillementde l'eau& du bois, malgré les Habitans du Pays. Les Bois, qui l'environ-nent, n'ont qu'un chemin étroit, du Rivage aux Terres voiſines;& ce paſ-ſage peut être gardé par un Parti peu conſidérable, contre toutes les forcesque les Eſpagnols ſont capables de raſſembler dans ces Mers(&).

(†) Voyage d'Anſon, Tome III. 8399& précéde On a, ci jeſſusle Chequetan avec celle d'AcWota. Ces deux Vues ſont dan

trait du Voyage d'Anſon, au Tome XV;mais Mr. Prevoſt ne les a pas données dans'Edition de Paris. R. d. E.

(&) T bidem.

Audience de Guatimala.

Sconuſco, qui eſt bordée au Nord par celle de Chiapa, à'Eſt par cel. I. Province

le de Guatimala, au Midi par la Mer du Sud,& à'OQueſt par la Province

de Guaxaca. Sa longueur eſt d'environ trente- cinq lieues, à-peu-préès ſur la

méme largeur. Quoique le Pays ſoit ouvert& plat(a), on n'y connoit

aux Eſpagnols que la Ville de Soconuſco. Coaevatlan eſt un petit Port, que

les Cartes placent à dix-huit degrés de latitude;& Schutepeque, une groſſe

Bourgade Indienne, dans lintérieur des terres(5b).

09 donne le premier rang, dans cette Audience, à la Province de So-

LA

(a) Gage, Part. 3. page. 9. Voyageurs, pour la connoiſſ- e cette Co-(b) Suppléons à ce qui manque dans les te, depuis le Port de Matanchel dans NXaliſ-

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